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Société

Santé : Ces pratiques qui n’honorent pas le corps médical

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· 2 min de lecture

Insolence, arrogance, absentéisme… sont, entre autres, des maux qui gâchent l’ambiance dans les hôpitaux autant qu’ils sapent le moral des patients. 

Une vue de l’hôpital de Nkembo. © Gabonreview
Une vue de l’hôpital de Nkembo. © Gabonreview

 

En dépit de la construction de nouvelles structures et de leur équipement en matériel de pointe, les mentalités sont loin d’évoluer dans le milieu hospitalier. L’un des problèmes récurrents est l’absentéisme de certains spécialistes. Emargeant, pour la plupart dans des cliniques privées, ils donnent régulièrement de faux rendez-vous aux patients. Les consultations et activités jugées peu rentables sont négligées.

«Certains médecins partagés, entre leur poste officiel et les cliniques, se contentent de consulter une dizaine de patients à l’hôpital public. Et souvent au pas de course», regrette un observateur qui dit avoir parfois attendu 3 heures avant d’être reçu. Comme lui, de nombreux patients rencontrent les pires difficultés pour recevoir les premiers soins. Généralement, les structures hospitalières manquent de médicaments, au point que le patient est systématiquement contraint de courir vers une pharmacie. «Si on n’a pas l’assurance de la CNAMGS ou on n’a pas assez d’argent, on est contraint de venir dans un hôpital public. Mais ce n’est pas toujours facile», explique un patient du centre de santé de N’kembo.

L’accueil des patients laisse souvent à désirer. Or, c’est le premier élément entrant dans le processus de guérison des malades. «Comment peut-on répondre avec un ton si dur à quelqu’un qui vous dit qu’il souffre, qu’il est malade et qu’il a besoin de votre aide», interroge une dame qui, elle aussi, relève le mauvais traitement qu’elle a subi dans le principal hôpital de la place. Dans ce contexte, il n’est pas rare que l’échange dégénère pour se terminer par des propos peu amènes. Une atmosphère qui n’est pas du tout propice à la guérison.

Ces situations ne constituent que la partie visible de l’iceberg tant les plaintes contre le corps médical ne cessent de se multiplier. L’on dénonce les négligences, détournements, absentéisme et autres errements qui n’honorent pas ceux qui ont prêté le serment d’Hippocrate. Pour ainsi dire, l’éthique et la déontologie ne sont pas toujours au rendez-vous. «Ce secteur est en grand danger aujourd’hui, surtout parce que l’argent est en train d’y prendre une importance sans précédent. Il n’y a plus de sacerdoce, plus de compassion… Vous avez de l’argent, vous êtes bien traités, sinon…», déplore un journaliste.

 

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