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Vendredi 6 novembre 2026 · Libreville

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Société

Mise en œuvre des mesures préventives au virus Ebola : Un démarrage poussif

Par Griffin Ondo Nzuey
· 2 min de lecture

Alors qu’une sensibilisation à grande échelle et un ensemble de mesures strictes étaient annoncés il y a peu par le comité interministériel chargé du «dossier Ebola», la mise en pratique de plusieurs d’entre elles tardent encore.

© cmdval.com

 

Décidemment, la machine administrative chargée de la mise en œuvre des mesures préventives face à la menace de la fièvre hémorragique Ebola tourne au diesel. C’est du moins le sentiment qui se dégage de la nonchalance des autorités. Si le comité interministériel chargé de la prévention contre l’épidémie a annoncé, le 22 août dernier, une importante campagne de sensibilisation, rien n’a été concrétisé depuis. Il en va de même pour le dispositif annoncé dans les aéroports et ports du Gabon.

A ce jour, seules quelques structures à l’instar de l’Aéroport de Libreville (ADL), grâce à l’appui de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), ont consenti à sensibiliser et à instaurer d’autres modes de contrôles des passagers, conformément aux nouvelles directives sanitaires conseillées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A quand la prise du relais par le ministère de la Santé ?

Le quotidien L’Union (n°11616), a d’ailleurs récemment constaté que si les agents du service d’hygiène publique et d’assainissement de l’aéroport se contentent de contrôles de routine, parfois sans protection adaptée (masque, gants), ceux d’ADL respectent les consignes. Avec la nouvelle grève des personnels de santé, les choses pourraient se compliquer davantage. Et pourtant, annoncées à grand renfort médiatique par le ministre de la Santé, en présence de ses collègues des Affaires étrangères, des Transports et du Porte-parole du gouvernement, ces mesures avaient suscité de l’espoir auprès des populations, apeurées par la situation en Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigeria et, plus près de nous, en République démocratique du Congo. Pour l’heure, nombre de ces mesures sont restées à l’état de simples promesses, alors que dans d’autres pays confrontés au même risque, la parole a laissé la place aux actes.

 

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