Édition du soir · mercredi 28 octobre

Vendredi 6 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Politique

Diplomatie : l’ambassadeur du Gabon à Paris menacé d’expulsion pour 6 millions de francs CFA de loyer impayé

Par Tokyo Yabangoye
· mis à jour le 28 octobre à 0h16 · 3 min de lecture

Diplomatie : l’ambassadeur du Gabon à Paris menacé d’expulsion pour 6 millions de francs CFA de loyer impayé
L’actuel ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, n’occupe ce domicile que depuis début 2026. © D.R.

 

Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné, le 26 août dernier, la libération de l’appartement occupé par l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda. En cause : une dette locative de 9 749,13 euros, soit environ 6,4 millions de francs CFA, réclamée par le propriétaire depuis novembre 2024. À défaut de libération des lieux, le diplomate s’expose désormais à une procédure d’expulsion. Ce qui constituerait un épisode embarrassant pour Libreville.

L’actuel ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, n’occupe ce domicile que depuis début 2026. © D.R.

 

La représentation gabonaise à Paris doit-elle bientôt changer de logement ? C’est en tout cas ce que laisse présager une décision du tribunal judiciaire de Paris, selon les informations d’Africa Intelligence. Saisi par la société Homya, propriétaire de l’appartement occupé par Alfred Nguia Banda, le juge a ordonné au diplomate de libérer les lieux.

Au cœur du contentieux, une dette de 9 749,13 euros (environ 6,4 millions de FCFA), correspondant aux sommes réclamées par le bailleur. Le montant, resté impayé malgré plusieurs démarches, a finalement conduit Homya à saisir la justice.

Un bail arrivé à son terme

Le logement est occupé depuis 2013 par le représentant gabonais auprès de l’Unesco et de l’Organisation internationale de la francophonie. Le loyer mensuel initial s’élevait alors à 9 735 euros, pour un appartement pris en charge par l’État gabonais.

En novembre 2024, la société Homya, filiale du groupe français Gecina spécialisée dans l’immobilier résidentiel, avait délivré un premier commandement de payer. Celui-ci étant resté sans effet, le bailleur avait ensuite fait connaître, fin janvier 2025, sa décision de ne pas renouveler le contrat au-delà du 31 mai 2025.

À cette période, l’appartement était occupé par Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères.

La justice ordonne la libération des lieux

Le logement n’ayant pas été libéré à l’échéance, Homya a finalement assigné la représentation gabonaise devant le tribunal judiciaire de Paris, le 30 décembre.

L’affaire a été examinée à l’audience du 7 juillet 2026. Selon Africa Intelligence, la partie gabonaise était absente et non représentée lors de cette audience.

Le tribunal a dès lors condamné le diplomate à régler les sommes réclamées et à quitter l’appartement. La décision rendue le 26 août ouvre ainsi la voie à une procédure d’expulsion si les lieux ne sont pas libérés.

Une expulsion qui ternirait l’image de l’État gabonais

Au-delà du contentieux locatif, une éventuelle expulsion de l’ambassadeur pourrait renvoyer une image particulièrement négative de la diplomatie gabonaise et, plus largement, de l’État gabonais. Voir un représentant diplomatique contraint de quitter son logement à la suite d’une dette impayée constituerait un épisode embarrassant pour Libreville, notamment dans la capitale française où le Gabon entretient des relations diplomatiques et institutionnelles étroites.

Pour l’heure, la décision judiciaire impose à Alfred Nguia Banda de libérer les lieux et de régler les sommes réclamées. À défaut d’un règlement du contentieux et d’un départ volontaire, le bailleur pourra engager la procédure permettant son expulsion.

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.