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Mardi 3 novembre 2026 · Libreville

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Sport

Tropicale Amissa Bongo : L’économie de l’étape 1 avec Laurent Jalabert

Par La Rédaction
· 3 min de lecture

Invité d’honneur de cette 10e Tropicale Amissa Bongo, Laurent Jalabert, 46 ans, a été cycliste professionnel pendant près de 14 ans (1989 et 2002). Consultant pour France Télévision et RTL pour lesquels il couvre tous les événements cyclistes qui y sont retransmis, il a été amené à lire la course au terme du 1er jour de cette édition.

Laurent Jalabert, le 16 février 2015 à Franceville. © Gabonreview

Laurent Jalabert, le 16 février 2015 à Franceville. © Gabonreview

 

Bongoville-Moanda et les équipes africaines : «Beaucoup ont été surpris par la chaleur. Il fait toujours chaud ici mais cette année c’est tout de même particulier. A l’arrivée, de nombreux coureurs Européens étaient littéralement à l’agonie, comme s’ils avaient pédalé dans un four toute l’après-midi. Je pense qu’ils ont vraiment été en difficulté. Même Giovanni Bernaudeau d’Europcar, qui était devant, a eu des crampes et était limite. La semaine est encore longue, il y a 6 jours. Mais, je pense que les Africains ont vraiment de quoi s’exprimer cette année. Les Africains du Nord sont, comme toujours, assez bien. L’Algérie est une bonne équipe et elle est bien managée par Michel These qui est quelqu’un qui aime gagner.»

Forces en présence et temps : «La course sera dure et le continent a des équipes qui paraissent en très bonne forme. D’ailleurs celui qui a gagné aujourd’hui est d’une très bonne équipe. Les écarts ne sont pas rédhibitoires, mais il sera difficile d’aller le chercher. Qui le peut ? Europcar n’est pas la grosse équipe de certaines années ici. Ce sont des coureurs motivés, mais il y a beaucoup de jeunes quand même qui n’ont peut-être pas le niveau pour aller renverser la hiérarchie. Ils ont perdu beaucoup de temps aujourd’hui. Dans une course à étapes, c’est quand même important d’être présent le présent le 1er jour où, souvent, le classement commence à se modeler. Après on commence à défendre et chacun essaie d’aller chercher les accessits. On essaye de gagner l’étape. On essaye d’exister dans la course en faisant de petits résultats, mais quand on a perdu 5 ou 6 mn le premier jour (et il y en a qui ont perdu beaucoup), c’est difficile de revenir après pour le classement général. Mais ca va les obliger à attaquer et ça promet du beau spectacle pour les prochains jours.»

Hiérarchie : «Aujourd’hui on a vu que l’équipe Dubaï était très forte, avec Rafaâ Chtioui. Il y a là aussi Francisco Mancebo. C’est une équipe qui a les moyens de gagner la course… avec qui je ne sais pas. Mais Chtioui a pris un avantage. Il sera difficile à déloger. Derrière, il y a deux équipes comme Europcar, Wanty Groupe Gobert ou Bretagne Seche Environnement. Elles ont roulé, mais ont été toutes surprises par la difficulté de l’épreuve. Il est difficile de définir la hiérarchie en ce premier jour.»

La suite : «Aujourd’hui ce sera un autre jour, beaucoup plus long. Et s’il fait aussi chaud, on ne sait trop à quoi s’attendre. Mais pour l’avenir, je pense qu’on va avoir une équipe du genre Skydive Dubaï qui va contrôler, va filtrer, laisser partir les coureurs pas trop dangereux. Il y aura peut-être des échappées qui pourront aller au bout et qui pourront profiter à des Africains. Et, d’un autre côté, il y aura des équipes qui, par orgueil, vont vouloir aussi exister dans la course : Europcar ou Bretagne Seche qui est venu avec Hutarovich qui va vite au sprint. Ils vont vouloir contrôler un peu pour essayer de gagner quelque chose. On pourrait avoir deux écoles : une équipe qui va défendre, qui va essayer de laisser filer une échappée pour rouler plus tranquille et puis d’autres qui vont essayer de ramener le peloton pour arriver au sprint et essayer de gagner des étapes.»

 

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