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Sport

Suspicions de corruption : qui sont les membres du jury d’appel de la CAF visés par le Sénégal ?

Par Déogracias Arambo
· mis à jour le 28 octobre à 2h07 · 2 min de lecture

Suspicions de corruption : qui sont les membres du jury d’appel de la CAF visés par le Sénégal ?
Le Président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, bientôt visé par une enquête pour corruption ? © D.R.

 

Neuf responsables issus de plusieurs régions du continent africain pourraient être dans le viseur d’une enquête internationale pour suspicions de corruption réclamée par Dakar. En cause : une décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) ayant retiré au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, ravivant les tensions autour de la gouvernance et de l’éthique sportive.

Le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, ne saurait être visé par l’enquête pour corruption demandée par le Sénégal, la Commission d’appel de la CAF étant indépendante. © D.R.

 

Le gouvernement sénégalais a officiellement demandé l’ouverture d’une enquête internationale indépendante visant la Confédération africaine de football (CAF), à la suite d’une décision qu’il qualifie de «grossièrement illégale et profondément injuste». Celle-ci a conduit au retrait du titre continental 2025 au Sénégal, finalement attribué au Maroc, deux mois après la finale.

Au cœur de la contestation : le jury d’appel de la CAF, dont les neuf membres sont désormais explicitement visés par les soupçons évoqués par les autorités sénégalaises. Dakar considère que cette instance a rendu une décision portant atteinte aux principes fondamentaux du sport, notamment l’équité, la loyauté et le respect du résultat acquis sur le terrain.

Un jury aux profils et origines très divers

Selon plusieurs sources concordantes, dont Ouest-France, les personnalités concernées présentent un profil particulièrement hétérogène, tant par leurs fonctions que par leurs origines géographiques. L’instance est dirigée par la Nigériane Roli Daibo Harriman, présidente du jury d’appel, épaulée par le vice-président cap-verdien Faustino Varela Monteiro.

Autour de ce binôme exécutif gravitent sept autres membres issus de différentes zones du continent : le Tunisien Moez Ben Tahar Nasri, le Togolais Espoir Asogbavi Komlan, le Malawite Masauko Timothy Msungama, le Namibien Moses Ikanqa, le Mauritanien Hamoud T’feil Bowbe, le Djiboutien Mohamed Robleh Djama et le Congolais Lubamba Ngimbi Hector.

Cette diversité nationale, censée garantir l’impartialité des décisions, est aujourd’hui mise en perspective par les autorités sénégalaises, qui y voient néanmoins une responsabilité collective dans la décision contestée du 17 mars.

Une décision aux implications majeures

La décision du jury d’appel, intervenue plusieurs semaines après la finale, a profondément ébranlé les instances sportives sénégalaises. Elle soulève des interrogations sur la transparence des procédures internes à la CAF et sur les mécanismes de recours en matière de contentieux sportif.

Dakar insiste sur la nécessité d’une investigation indépendante afin d’établir les conditions exactes dans lesquelles cette décision a été prise. Les autorités n’excluent pas, en parallèle, de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester formellement cette réattribution du titre.

Dans un contexte déjà tendu, cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur la crédibilité des compétitions africaines et sur la gouvernance du football continental.

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