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Société

Signataire fantôme au ministère de l’Enseignement supérieur

Par La Rédaction
· 3 min de lecture

Alors qu’un article de l’Union du 19 novembre 2012 annonçait la signature d’un contrat de partenariat entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Séraphin Moundounga, et la directrice générale de l’ISI, Sophie-Amélie Tournay, cette dernière nous a contacté pour s’insurger contre ce qu’elle estime être, au mieux une information erronée, au pire un faux en écriture.

Article de l'Union du 19 novembre 2012 - © L'Union

Alors que l’article, certainement fondé sur un communiqué de presse, annonçait qu’en vertu de l’accord de partenariat signé entre Séraphin Moundounga et Sophie-Amélie Tournay,  «l’ISI s’engage à former, professionnellement, des étudiants gabonais de  niveau  post-bac dans  les métiers tels que la gestion, le management et la stratégie, l’économie numérique, l’ingénierie informatique, l’innovation par les NTIC, intelligence économique, etc.», Madame Tournay nous a contacté depuis le Cameroun où elle réside depuis juillet 2012 pour contester sa présence lors de la signature et son implication dans ce document.

«J’ai quitté le Gabon depuis le 29 juillet 2012 pour suivre mon mari à Yaoundé, où je réside désormais légalement. Mon contrat avec l’ISI était un CDD, qui a pris fin à cette date. Je n’ai donc plus aucun lien juridique avec cet établissement depuis plus de 3 mois. Je n’étais pas à Libreville vendredi dernier, et je n’ai signé aucune convention.»

«Le fondateur de l’école est un fonctionnaire qui travaille à l’Aninf et n’a donc pas le droit d’apparaître dans les actes officiels de l’école. En outre, pour séduire les parents et les rassurer sur le sérieux de l’établissement, il a toujours souhaité que des blancs soient « visibles » au poste de directeur (le directeur me précédant était également français). J’imagine que c’est ce qui l’a conduit à utiliser mon nom et ma photo (extraite d’un reportage fait par la RTG au sein de l’école l’an dernier) pour les besoins de la convention, ou du seul article, je ne sais pas encore, je vais prendre attache auprès du ministère pour savoir si, en plus, ils ne se retrouvent pas avec un faux en écriture à leur insu.»

Madame Tournay est en outre scandalisée par l’usage de son nom et de sa photo et s’inquiète : «je me retrouve peut être mêlée à une histoire de faux vis à vis d’une administration à mon insu, et je ne veux pas que les étudiants et les parents d’élèves qui m’ont connue pensent que j’ai donné mon accord à une telle mascarade.»

«J’ai déjà écrit au fondateur de l’école, Yannick Mickelet Lendoye Amiar, pour lui indiquer que j’étais au courant et furieuse, lui interdire d’utiliser mon nom et ma photo à l’avenir, et l’informer des différentes actions que j’allais entreprendre, et notamment un dépôt de plainte s’il s’avère que la convention a bien été signée sous mon nom.»

D’après elle, cela illustre la guerre commerciale que se livrent certains établissement d’enseignement supérieur au Gabon, qui sont prêts à ce genre de mensonge pour attirer des parents, et à l’hypocrisie des fonctionnaires qui conduisent des business privés en parallèle mais cherchent des prête-noms pour se cacher de leur administration de tutelle : «Quelle que soit la qualité de l’enseignement qu’ils fournissent, ce procédé est proprement scandaleux.»

Madame Tournay précise enfin que «cet évènement n’est pas représentatif de la qualité des enseignants de l’ISI, avec lesquels j’ai eu à travailler, et qui pour la grande majorité, exercent leur métier avec professionnalisme et intégrité».

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