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Politique

Sénat : Libreville et Abidjan veulent renforcer leur coopération parlementaire

Par Tokyo Yabangoye
· mis à jour le 27 octobre à 23h57 · 2 min de lecture

Sénat : Libreville et Abidjan veulent renforcer leur coopération parlementaire
La présidente du Sénat gabonais, Huguette Nyana Ekoume Awori Onanga, et son homologue ivoirienne, Kandia Kamissoko Camara, après la signature du mémorandum d’entente. © Com. Sénat-Gabon

 

Invitée d’honneur à l’ouverture de la deuxième session ordinaire 2026 du Sénat ivoirien, le 12 octobre à Yamoussoukro, Huguette Nyana Ekoume Awori Onanga a plaidé pour une coopération interparlementaire plus dense. Le développement territorial et la décentralisation figurent parmi les domaines dans lesquels les deux institutions souhaitent mutualiser leurs expériences.

La présidente du Sénat gabonais, Huguette Nyana Ekoume Awori Onanga, et son homologue ivoirienne, Kandia Kamissoko Camara, après la signature du mémorandum d’entente. © Com. Sénat-Gabon

 

Le Gabon et la Côte d’Ivoire entendent donner davantage de substance à leurs relations parlementaires. La présidente du Sénat gabonais, Huguette Nyana Ekoume Awori Onanga, a pris part, le 12 octobre, à l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 de la Chambre haute ivoirienne, organisée à Yamoussoukro sous la présidence de Kandia Kamissoko Camara.

Accueillie en qualité d’invitée d’honneur, la responsable gabonaise a salué les liens historiques entre les deux pays, fondés sur la fraternité, le dialogue et la solidarité. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les échanges entre les institutions parlementaires pour mieux répondre aux attentes des populations.

La décentralisation comme chantier commun

Huguette Nyana Ekoume Awori Onanga (à gauche) et Kandia Kamissoko Camara, le 12 octobre 2026, à Yamoussoukro. © Com. Sénat-Gabon

Au cours de son intervention, Huguette Nyana Ekoume Awori Onanga a souligné le rôle des chambres parlementaires dans la représentation des territoires et le suivi des politiques publiques. Pour elle, la mutualisation des expériences en matière de développement local et de décentralisation constitue désormais une nécessité.

L’objectif est de tirer parti des pratiques développées dans chaque pays pour améliorer la gouvernance territoriale et renforcer l’efficacité de l’action publique. La coopération pourrait également s’étendre aux domaines économique, universitaire, culturel et sportif.

De son côté, Kandia Kamissoko Camara a présenté les priorités de la nouvelle session du Sénat ivoirien. Celles-ci comprennent notamment l’examen des projets de loi de finances, l’évaluation des politiques publiques et le suivi des compétences transférées aux collectivités territoriales. La sénatrice ivoirienne a également évoqué la modernisation du travail parlementaire, notamment à travers la digitalisation des procédures et le développement d’outils numériques.

Au-delà de la dimension protocolaire, cette rencontre offre aux deux institutions l’occasion de structurer davantage leurs échanges. Reste à traduire les déclarations de coopération en initiatives concrètes, susceptibles d’améliorer la représentation des citoyens et la gestion des territoires. La démarche s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, où les institutions africaines cherchent à partager leurs expériences plutôt qu’à agir isolément face aux défis de gouvernance et de développement.

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