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Économie

Route Ndendé-Doussala : 7 milliards FCFA d’impayés, la BAD coupe les vivres et fait vaciller le chantier 

Par Biggie Malouana
· mis à jour le 28 octobre à 0h15 · 2 min de lecture

Route Ndendé-Doussala : 7 milliards FCFA d’impayés, la BAD coupe les vivres et fait vaciller le chantier 
Réalisée à 55 %, le chantier Ndendé-Doussala est menacé d’arrêt par des impayés. © GabonReview (Montage)

 

À près de 55 % d’avancement, les travaux de bitumage de la route Ndendé-Doussala pourraient connaître un coup d’arrêt. La suspension des financements par la Banque africaine de développement (BAD), en représailles à des arriérés non réglés par le Gabon, aurait placé Sinohydro B14, entreprise chinoise adjudicataire du chantier, en rupture de trésorerie.

Réalisée à 55 %, le chantier Ndendé-Doussala serait menacé d’arrêt par des impayés du Gabon. © GabonReview (Montage)

 

Le chantier de la route Ndendé-Doussala est à nouveau sous pression. Selon des informations publiées ce vendredi 11 septembre par L’Union, l’un des bailleurs du projet, la Banque africaine de développement (BAD), aurait décidé de suspendre ses décaissements depuis le 1er mars dernier. En cause : des engagements financiers non honorés par le Gabon.

Cette situation affecte directement Sinohydro B14, entreprise chinoise adjudicataire du chantier, désormais confrontée à une rupture de stock de carburant, de bitume, de ciment et d’émulsions. «La suspension du financement» aurait ainsi provoqué une rupture de trésorerie, compromettant la poursuite des travaux. 

Près de 7 milliards FCFA d’impayés

Au cœur de la crise figurent des décomptes impayés dont le montant cumulé s’élèverait à environ 7 milliards de FCFA. Selon le quotidien, la situation s’est déjà produite à trois reprises depuis juin, tandis que la fourniture de bitume à Libreville aurait été suspendue.

Cette nouvelle alerte intervient alors que le chantier constitue un maillon du corridor de la Transafricaine. Long d’environ 49 km selon les documents du projet, il comprend également un pont frontalier destiné à renforcer la connexion avec le Congo.

Un chantier déjà fortement avancé

Malgré ces difficultés, le chantier aurait connu une progression notable depuis avril. Le taux d’avancement physique serait ainsi passé de 30 % à près de 55 %, faisant espérer une poursuite rapide des travaux si la question des paiements est réglée. 

Le dossier met désormais le gouvernement face à l’urgence d’honorer ses engagements envers l’entreprise. L’objectif est d’éviter un nouvel arrêt d’un chantier stratégique, après les retards déjà constatés au premier semestre. En mars, l’avancement n’était encore que de 27 %, selon une mission conjointe du ministère des Travaux publics et de la BAD.

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