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Économie

Route Moanda–Bakoumba : faute d’argent, le chantier n’avance plus, Moukoumbi en quête de solutions

Par Tokyo Yabangoye
· mis à jour le 28 octobre à 0h30 · 3 min de lecture

Route Moanda–Bakoumba : faute d’argent, le chantier n’avance plus, Moukoumbi en quête de solutions
Sur 45 kilomètres à livrer, 9,5 kilomètres de couche de fondation et de 11,5 kilomètres de couche de base déjà réalisés sur l’axe Moanda-Bakoumba. © Facebook

 

 

En tournée d’inspection dans le Haut-Ogooué, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a constaté l’arrêt des travaux sur l’axe routier Moanda–Bakoumba. Face à des difficultés financières évoquées par l’entreprise Sinohydro, le membre du gouvernement dit vouloir lever les blocages afin de relancer ce projet jugé stratégique pour la mobilité des populations et le développement économique de la province.

Sur 45 kilomètres à livrer, 9,5 kilomètres de couche de fondation et 11,5 kilomètres de couche de base ont déjà été réalisés sur l’axe Moanda-Bakoumba. © Facebook/E.Moukoumbi

 

Alors que plusieurs chantiers routiers du Haut-Ogooué affichent des avancées significatives, celui de l’axe Moanda–Bakoumba suscite davantage d’inquiétudes. En déplacement sur le terrain après une inspection de la Route nationale 3 (RN3) et du tarmac de l’aéroport de Mvengué, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a découvert un chantier quasiment à l’arrêt.

Selon le ministre, les engins sont immobilisés et les équipes présentes sur le site ne mènent qu’une activité minimale, contrastant avec les ambitions affichées pour cette infrastructure d’environ 45 kilomètres confiée à l’entreprise Sinohydro.

Des difficultés financières à l’origine du ralentissement

D’après les responsables techniques rencontrés sur place, le chantier a néanmoins enregistré certaines avancées avant son interruption. Ils font état de 9,5 kilomètres de couche de fondation et de 11,5 kilomètres de couche de base déjà réalisés.

Les responsables de l’entreprise ont surtout mis en avant des contraintes financières qui empêchent aujourd’hui la poursuite normale des travaux.

«Les difficultés financières rencontrées par l’entreprise freinent aujourd’hui la poursuite des travaux», a rapporté Edgard Moukoumbi, reprenant les explications fournies par les équipes techniques de Sinohydro.

Le ministre veut lever les blocages

Le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, lors de l’échange avec Sinohydro. © Facebook/E.Moukoumbi

Face à cette situation, le ministre affirme avoir engagé des discussions avec les responsables du projet afin d’identifier les solutions susceptibles de permettre une reprise rapide des travaux.

«J’ai tenu à échanger directement avec les responsables du projet afin d’examiner toutes les voies et les moyens susceptibles de permettre une reprise rapide de ce chantier stratégique», a-t-il indiqué.

Pour Edgard Moukoumbi, l’achèvement de cette route demeure une priorité. «Il est impératif de garantir la continuité de cette infrastructure, indispensable à la mobilité des populations et à la fluidité des échanges entre Moanda et Bakoumba», a-t-il insisté.

Une tournée aux résultats contrastés

Cette étape sur l’axe Moanda–Bakoumba tranche avec les constats effectués sur le chantier de la RN3 entre Franceville et Mvengué, où les travaux de réhabilitation et de renforcement affichent un taux d’exécution de 87 %.

Selon les informations communiquées par le ministre, il ne reste plus qu’à achever la pose de la couche de béton bitumineux sur six kilomètres, la signalisation horizontale et verticale ainsi que les glissières de sécurité. La livraison de ce chantier est annoncée pour la fin du mois d’août.

Au terme de cette mission dans le Haut-Ogooué, Edgard Moukoumbi estime que ces visites de terrain mettent en évidence «les avancées importantes enregistrées sur certains chantiers et les défis qu’il nous appartient de relever sur d’autres». Il assure être déterminé à «lever tous les goulots d’étranglement afin que ces projets structurants soient achevés dans les meilleurs délais», au bénéfice du développement de la province et du pays.

 

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