Édition du soir · mercredi 28 octobre

Samedi 7 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Économie

Port-Gentil : les taximen brandissent la menace d’une paralysie

Par Michel Ndong
· mis à jour le 28 octobre à 1h46 · 2 min de lecture

Port-Gentil : les taximen brandissent la menace d’une paralysie
Les transporteurs en commun de Port-Gentil lors de l’Assemblée générale. © GabonReview

 

La patience des taximen marigovéens a atteint ses limites. Réunis le 2 mai au siège de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), les membres de la Fédération gabonaise des syndicats des transports et assimilés (Fegasta) ont déposé un préavis de grève courant à compter du lundi 4 mai 2026.

Les transporteurs en commun de Port-Gentil lors de l’Assemblée générale. © GabonReview

 

L’exaspération couvait depuis des mois. Elle a éclaté en conclave, dans une salle où se sont égrenés les griefs accumulés depuis la réunion de cadrage de janvier dernier, restée, selon les syndicalistes, lettre morte. En première ligne du contentieux : la prolifération des «clandos», ces transporteurs informels qui échappent à toute obligation fiscale et jouiraient, à les en croire, d’une indulgence policière suspecte.

Taxis garés lors du conclave syndical. © GabonReview

«Il était question de discuter du conflit qui nous oppose à la collectivité locale en ce qui concerne la concurrence déloyale des clandos. Les taximen se font verbaliser pour un rien, contrairement aux clandos qui sont les potes des policiers», fustige Cédric Nkoghé, président provincial de la Fegasta.

Une fiscalité à sens unique

Aux contrôles érigés en routine s’ajoute le collage de numéros sur les portières, instauré sans concertation. «Le maire, premier magistrat de la ville, doit interpeller ces agents et même la Police municipale, afin que les choses soient bien faites. Nous payons les taxes pour exercer dans le périmètre communal. Grande est notre surprise de constater que la mairie a lancé le collage de numéros de portières sans nous inviter. Nous donnons dix jours francs au maire à compter du lundi 4 mai pour tout régler», prévient le syndicaliste, qui menace de «paralyser toute la ville».

La société civile au créneau

Le réquisitoire s’élargit au port obligatoire de la blouse, au stationnement dans les marchés et au racket dénoncé dans tout le périmètre communal. «On a déjà dit au maire que nous ne pouvons pas porter de blouse pour faire taxi. On veut qu’elle soit remplacée par des macarons ou des badges. On ne peut pas avoir des contrôles du lundi au dimanche et dans tous les quartiers. C’est trop !», tonne Rodrigue Mpira, représentant de la société civile.

Sans inflexion de l’édile, Port-Gentil pourrait basculer dans la paralysie dès le 14 mai.

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.