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Économie

Pêche : Boris Bernard Boukal Rahandi veut faire des accords avec l’UE un levier de souveraineté

Par Michel Ndong
· mis à jour le 28 octobre à 0h12 · 2 min de lecture

Pêche : Boris Bernard Boukal Rahandi veut faire des accords avec l’UE un levier de souveraineté
Boris Bernard Boukal Rahandi, acteur de la société civile. © D.R.

 

 

Alors que le Gabon envisage de revoir ses accords de pêche avec l’Union européenne, Boris Bernard Boukal Rahandi appelle à changer de modèle. Pour cet entrepreneur et acteur de la société civile, tout nouvel accord devrait privilégier l’investissement, la formation des Gabonais, la transformation locale et un meilleur contrôle des ressources halieutiques nationales.

Boris Bernard Boukal Rahandi, acteur de la société civile. © D.R.

 

Le débat sur les futurs accords de pêche du Gabon avec l’Union européenne pourrait prendre une nouvelle dimension. Dans une analyse consacrée à l’avenir du secteur, Boris Bernard Boukal Rahandi estime que le pays doit désormais négocier des partenariats capables de renforcer ses propres capacités plutôt que de se limiter à autoriser l’exploitation de ses ressources par des opérateurs étrangers.

Parmi ses propositions figure notamment l’acquisition de chalutiers destinés à renforcer la capacité nationale de pêche. Une telle démarche devrait, selon lui, être accompagnée d’un vaste programme de formation des Gabonais à l’utilisation des équipements, à la gestion et à l’organisation des activités halieutiques. L’objectif affiché est de développer progressivement une expertise nationale et de mieux maîtriser l’exploitation des ressources marines.

L’autre priorité avancée concerne la transformation locale. Boris Bernard Boukal Rahandi plaide pour la remise en service de l’ancienne usine dédiée à la mise en carton et en boîte des produits de la pêche. Pour lui, la capture ne saurait constituer l’unique finalité d’un partenariat. «Le Gabon doit pouvoir tirer davantage de valeur de ses propres ressources halieutiques», défend-il en substance, en appelant à développer l’emploi, les compétences et les activités industrielles autour de la filière.

La question du contrôle des eaux gabonaises complète cette réflexion. Équipements, personnels spécialisés et mécanismes de surveillance sont présentés comme des conditions nécessaires à une meilleure maîtrise des activités en mer. Au-delà de la pêche elle-même, l’enjeu serait donc de faire des futurs accords un instrument de développement : capturer, transformer, former et créer davantage de valeur au Gabon.

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