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Économie

Olam Gabon tire la sonnette d’alarme : les éléphants ravagent 47% de ses plantations

Par Déogracias Arambo
· mis à jour le 28 octobre à 1h44 · 3 min de lecture

Olam Gabon tire la sonnette d’alarme : les éléphants ravagent 47% de ses plantations
Une scène de la rencontre. © Communication présidentielle

 

Reçu le 7 mai 2026 par le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, le groupe Olam a alerté les autorités gabonaises sur l’ampleur des dégâts causés par les éléphants dans ses plantations industrielles. L’entreprise évoque également les conséquences croissantes du stress hydrique sur ses activités agricoles et sollicite un accompagnement de l’État face à ces défis.

Une scène de la rencontre. © Communication présidentielle

 

Le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a reçu en audience, jeudi 7 mai 2026, une délégation du groupe Olam conduite par Darshan Raiyani, président et CEO de Gabon Plantations à Olam International Limited. Au cœur des échanges : les difficultés environnementales auxquelles est confronté le groupe agro-industriel au Gabon, notamment les dégâts provoqués par les éléphants dans les plantations de palmier à huile et d’hévéa.

Selon les responsables de l’entreprise, près de 47 % des plantations exploitées par Olam subissent actuellement des dommages causés par la faune sauvage. Une situation jugée préoccupante par le groupe, qui estime que ces intrusions affectent significativement la production agricole.

« Depuis quelques années, le groupe est confronté aux ravages causés par les éléphants dans les plantations. Il faut savoir que près de 47 % des plantations aujourd’hui subissent les dommages causés par les éléphants », a déclaré Christophe Eyi, directeur général d’Olam au Gabon, à l’issue de la rencontre.

Stress hydrique et adaptation climatique

Outre les conflits homme-faune, le groupe a également attiré l’attention des autorités sur les conséquences du changement climatique sur ses activités. Olam évoque notamment un phénomène de stress hydrique de plus en plus marqué au fil des années.

« Depuis à peu près dix ans, chaque saison sèche au Gabon est un peu plus rude que la précédente », a expliqué Christophe Eyi, soulignant l’impact direct de cette évolution sur les rendements agricoles.

Face à cette situation, l’entreprise a engagé plusieurs projets d’adaptation. Parmi eux figure la construction d’un système d’irrigation goutte à goutte sur environ 12 000 hectares. Olam prévoit également l’installation de 1 200 kilomètres de barrières électriques destinées à éloigner les éléphants des zones de production.

Une audience à portée économique et stratégique

Présentée officiellement comme une visite de courtoisie, cette rencontre a aussi permis au groupe de rappeler son poids économique au Gabon, quinze ans après le lancement des activités d’Olam Group dans le pays à travers Olam Palm Gabon et Olam Rubber.

« Il s’est essentiellement agi d’une visite de civilités au vice-président. Ça a été l’occasion pour nous de lui adresser nos félicitations pour sa nomination à cette fonction et de lui présenter les activités d’Olam Palm Gabon et Olam Rubber depuis les 15 ans d’existence des deux entités », a indiqué Christophe Eyi.

Très attentif aux préoccupations exprimées par les dirigeants du groupe, Alexandre Barro Chambrier a assuré qu’il transmettrait ces doléances au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une promesse qui témoigne de l’attention portée par les autorités à un acteur majeur de l’économie gabonaise, confronté à des défis environnementaux de plus en plus complexes.

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