Mauvais état des pneus : Vers l’intensification des contrôles de véhicules au Gabon
Présentée comme une des causes majeures d’accidents dans le pays, l’usure des pneus de certains véhicules en circulation sur les routes du Gabon constitue désormais un des fléaux auxquels le ministère des Transports via ses démembrements techniques entend s’attaquer dans les prochaines semaines.
Les pneus usés en circulation, un fléau que les autorités gabonaises entendent combattre pour réduire le nombre d’accidents. © D.R.
À la suite de la campagne de sensibilisation initiée par la Direction générale du transport terrestre (DGTT), du 16 au 20 décembre 2024, la tutelle «envisage de renforcer les contrôles techniques et de sensibiliser les automobilistes sur l’importance de l’entretien des pneus». L’annonce a récemment été faite par département dirigé par le capitaine de vaisseau Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma. L’objectif étant de rappeler aux conducteurs qu’une sécurité routière optimale commence par des équipements adaptés et en bon état, en commençant par les pneus.
Ces dernières années, il a été constaté que de moins en moins de propriétaires d’automobiles s’intéressent à la qualité de leurs pneus, mettant à mal aussi bien leur propre sécurité que celle des passagers et autres usagers de la route. Or, l’usure des pneus constitue, selon les autorités, «une cause majeure d’accidents sur les routes gabonaises».
«Ce problème, pourtant évitable, est à l’origine de nombreux accidents de la route, particulièrement sur les axes où la qualité des infrastructures reste fragile», déplore le ministère des Transports citant les risques de dérapages, d’éclatements et de pertes de contrôle du véhicule lorsque les pneus sont usés et donc incapables d’adhérer efficacement à la chaussée, surtout en période de pluies pendant lesquelles les routes deviennent glissantes.
«Au-delà du danger immédiat pour les conducteurs et passagers, ces accidents causent également des pertes économiques importantes, des dégâts matériels et une surcharge des infrastructures de santé. Le ministère des Transports appelle à une prise de conscience collective et au respect des normes de sécurité pour freiner ce fléau», lit-on dans un récent Facebook de l’administration.




