Mario Lemina aurait décliné l’offre des Panthères pour des raisons financières
Alors que le Franco-Gabonais a adressé une fin de non-recevoir à la sélection nationale, les langues se délient et évoquent un refus motivé par la faiblesse de l’offre financière.
Pressenti pour porter les couleurs de la sélection nationale de football, Mario Lemina a surpris son monde en annonçant sa préférence pour la sélection française espoir. Le Franco-Gabonais, alors milieu de terrain de la réserve du FC Lorient (D1 France), avait émis le souhait de disputer les Jeux Olympiques de Londres avec les Panthéraux du Gabon, sacrés fin 2011 champions d’Afrique des moins de 23 ans. Et alors que l’opportunité de jouer pour le Gabon s’est offerte à lui avec sa convocation dans le groupe des 23 devant jouer la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2015, le milieu de terrain de l’Olympique de Marseille (D1 France) a simplement décliné l’offre. «Tout ce qui est en train de se dire ne sont que des rumeurs. Je suis désolé mais il n’y a eu aucun accord entre le Gabon et moi. Je n’irai pas à la Can», a-t-il écrit sur son compte Twitter. Pourquoi cette volte-face subite alors que des émissaires assurent avoir traité le dossier en amont ?
Les discussions sont, en effet, ouvertes depuis de longues semaines entre l’entourage du joueur, en particulier son père, et le staff de l’équipe nationale, au premier rang duquel le sélectionneur Jorge Costa et le manager général Daniel Cousin. A y regarder de près, les raisons du refus du joueur sont ailleurs. C’est du moins ce qu’insinue le rédacteur en chef de FootAfrica365.fr, qui soutient que la sélection nationale a depuis plusieurs années pris l’habitude de se montrer généreux quand il s’agit de convaincre certains binationaux d’opter pour le maillot national. «Si Anthony Mfa Mezui, Lloyd Palun ou Johann Obiang choisirent le Gabon sans contrepartie, ce ne fut pas le cas pour les frères Aubameyang ou, plus récemment, Frédéric Bulot. Mario Lemina serait aujourd’hui dans la même situation, et son entourage se montrerait gourmand», affirme Patrick Juillard, par ailleurs consultant sur RFI.
Une hypothèse tout à fait plausible, lorsqu’on connaît les gros enjeux financiers qui pèsent sur le football moderne. Reste à savoir comment réagira le principal concerné face à ces accusations. Affaire à suivre…





