Édition du soir · mercredi 28 octobre

Dimanche 8 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Société

Lutte contre la corruption: un atelier spécifique pour la justice

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· 2 min de lecture

L’atelier N°5, le dernier, pour l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption est consacré au domaine de la justice. Il se tient ces mercredi  5 et jeudi 6 septembre 2012  à Libreville.

Gabonreview.com - Atelier de lutte contre la corruption dans la justice © D.R.

La collecte des données pour un état des lieux et un diagnostic des moyens de lutte contre la corruption aux niveaux sectoriels se poursuit ces mercredi  5 et jeudi 6 septembre 2012  à Libreville, avec la tenue d’un atelier spécifique consacré au système judiciaire. Ce 5e atelier qui doit, comme les précédents, concourir à l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption concerne les agents du ministère de la  Justice, les fonctionnaires et auxiliaires de  la Cour Constitutionnelle, du Conseil d’État, de la  Cour des Comptes, des Cours et Tribunaux  ainsi que d’autres organes de l’État, mais aussi les ONG et les confessions religieuses.

De part sa fonction d’institution sociale, la justice est notamment chargée de trancher les litiges que génèrent parfois les relations entre les personnes physiques et/ou morales. Cet atelier va donc permettre d’aborder les aspects liés à l’ampleur de la corruption, ses manifestations, ses circonstances, ses formes, les personnels impliqués, ses causes et conséquences. Il donnera également l’occasion de faire des suggestions pour lutter contre ces pratiques qui se caractérisent par le gain facile et conduisent parfois à l’impunité.

Le phénomène a un impact significatif sur l’économie nationale  avec une influence négative sur les recettes fiscales et les dépenses publiques et la croissance. Ce séminaire arrive à point nommé, les populations estimant qu’il faut aller au-delà des dénonciations et accélérer les choses afin que les dossiers, des présumés corrompus, soient transmis à la justice et diligemment instruits.

Très à propos, lors de  la session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature, le  29 août 2012, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, au demeurant président du Conseil supérieur de la magistrature, avait non seulement rappelé  le «rôle fondamental de la justice dans un État de droit comme le nôtre» mais aussi attiré «l’attention des personnels judiciaires sur le nécessité de lutter contre la corruption et ce pour favoriser l’investissement direct étranger et local».

Le président de la CNLCEI, Vincent Lebondo Le-Mali, recevant en janvier dernier les Juges de l’ordre judiciaire, avait affiché une préoccupation pertinente : «que faire pour que l’action soit visible et que les Gabonais sachent ce que nous faisons face aux dossiers d’investigations clôturés ?».

Si le but recherché est la fin de l’impunité, il faut cependant que la paix sociale soit garantie, a laissé comprendre, à maintes reprises, le chef de la mission des facilitateurs, Raymond Onana,  commis  à l’élaboration du document stratégique dont la validation interviendra à la fin du mois d’octobre.

Hasard du calendrier, la collecte des données intervient au moment où sera examinée, dans les touts prochains jours, la Loi des finances 2012-2013. L’année prochaine marquera la mise en œuvre du plan d’action contre la corruption et le blanchiment des capitaux par des centres pilotes.

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.