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Politique

L’Union nationale envisage de transgresser l’interdiction de Ndongou

Par La Rédaction
· 2 min de lecture

À la suite de l’annonce du ministre de l’Intérieur interdisant aux responsables de l’ex-Union nationale, parti politique dissous, de s’exprimer au cours du meeting prévu ce samedi 22 septembre à Libreville, les membres de la coalition portée sur les fonts baptismaux à Mouila ont décidé de ne pas se soumettre à la prescription du ministre Ndongou.

Au sortir d’une réunion de concertation tenue ce 21 septembre 2012, relative à la réponse du ministre de l’Intérieur d’autoriser la tenue du meeting du carrefour Rio, tout en interdisant la prestation des membres de l’Union nationale à ce rassemblement, les membres de l’UFC ont décidé de ne pas se soumettre à cette décision jugée inique et antidémocratique.
«Les leaders de l’Union nationale s’exprimeront ce samedi 22 septembre 2012 lors du grand meeting de Rio. Par cette prise de position, l’ensemble des leaders de l’opposition veut démontrer au peuple sa volonté farouche de maintenir son unité, sa détermination à combattre le régime dictatorial, tyrannique», a déclaré le vice-président de l’Union nationale, Jean-Pierre Rougou.
«Tous à Rio pour rebaptiser ce lieu mythique place Pierre Mamboundou ce samedi 22 septembre 2012 à partir de 14 h. Nous avons besoin d’une démonstration de force pour défier la majorité qui est incapable, avec 20 partis fantoches, de mobiliser. Relevons le défi de la mobilisation demain à Rio. Tous pour la conférence nationale souveraine. Toute autre initiative est nulle et de nul effet», poursuit un des membres du mouvement «Ça suffit comme ça !», Marc Ona Essangui, sur sa page Facebook. «À cet effet, nous demandons au peuple souverain d’être présent à ce rendez-vous pour faire lui-même son histoire», a-t-il conclu, alors que circulent sur les réseaux sociaux des messages visant à dissuader les Gabonais d’assister au meeting.
Surfant maladroitement sur l’actualité internationale, le site de l’UJPDG déclare, par exemple : «Nous apprenons ce soir, par de nombreuses sources ayant requis l’anonymat, que 6 petites bombes artisanales de faible portée et plusieurs feux d’artifice particulièrement nocifs pour la santé seraient actuellement en cours de fabrication dans un lieu tenu «secret», par de jeunes «kamikazes» totalement dévolus à leur «chef», et recrutés pour cette basse besogne depuis une semaine environ. L’opération serait commanditée par la grande baronnie de l’ex Union nationale (suivez notre regard…).Très peu dans le cercle auraient été mis au courant de ce plan, leur chef ayant constaté qu’il y avait trop de «bavards» autour de lui.»
Selon le communiqué du ministère de l’Intérieur, la décision d’empêcher les membres de l’Union nationale de prendre la parole vise «à ne pas tomber dans un piège comme celui du 15 août dernier».

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