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Sport

Libreville : faute d’autorisation, la «Marche pour le salut du football gabonais» n’a pas eu lieu

Par Déogracias Arambo
· mis à jour le 28 octobre à 1h55 · 3 min de lecture

Libreville : faute d’autorisation, la «Marche pour le salut du football gabonais» n’a pas eu lieu
Deux des initiateurs de la marche, dont Dr Axel Nguema Edou (en veste) en discussions avec les policiers. © GabonReview

 

Empêché de tenir la «Marche pour le salut du football gabonais» faute d’autorisation formelle, le Collectif pour le salut du football gabonais (CSFG) affiche néanmoins sa détermination à poursuivre son combat. Face à la presse, ce vendredi, le Dr Axel Nguema Edou, candidat recalé à la Fegafoot, a dénoncé des «manigances» et annoncé de nouvelles actions dans le strict cadre légal.

Deux des initiateurs de la marche, dont Dr Axel Nguema Edou (en veste) en discussions avec les policiers. © GabonReview

 

La mobilisation annoncée ce vendredi 3 avril 2026 à Libreville par le Collectif pour le salut du football gabonais (CSFG) n’a finalement pas eu lieu. Prévue entre l’immeuble des 9 étages et le ministère des Sports, la marche a été annulée en raison de l’absence d’autorisation formelle des autorités administratives.

Face aux journalistes, le Dr Axel Nguema Edou, figure de proue du mouvement et candidat recalé à la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), a justifié cette décision par un souci de respect de l’ordre public, tout en dénonçant une situation juridiquement ambiguë.

«Nous n’avons malheureusement pas reçu de contre notifications à notre demande. Or, la loi est claire : sans réponse, sans notification administrative d’interdiction, le silence vaut accord, donc la marche était autorisée, selon nous», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Les agents nous ont expliqué qu’ils ont reçu des instructions.»

Se présentant comme des «légalistes», les organisateurs disent avoir préféré éviter toute confrontation. «Étant des légalistes et des citoyens qui respectent la République, nous avons demandé aux participants de rentrer chez eux», a poursuivi le Dr Nguema Edou.

Une détermination intacte malgré le revers

Des manifestants au lieu de départ de la marche avortée. © GabonReview

Malgré cet échec, le CSFG ne compte pas renoncer. Bien au contraire, le collectif entend intensifier ses démarches pour contester ce qu’il considère comme des dérives dans le processus électoral à la Fegafoot.

«Qu’à cela ne tienne, nous irons au bout de notre logique», a prévenu le Dr Axel Nguema Edou, dénonçant une fédération «désuète» et appelant à des réformes profondes. Il a également évoqué des précédents internationaux pour justifier une intervention des autorités : «Il faut prendre l’exemple de ce qui s’est passé en Italie.»

Le collectif prévoit ainsi de saisir directement le ministre en charge des Sports. «Nous allons nous rendre auprès du ministre (…) pour lui demander de prendre ses responsabilités juridiques (…) pour que nous puissions libérer enfin notre football», a-t-il indiqué.

Une contestation élargie au nom de l’intérêt général

Au-delà de sa propre candidature, rejetée, le Dr Nguema Edou inscrit désormais son combat dans une dynamique plus large, qu’il présente comme une mobilisation nationale.

«Nous voulons mettre fin à ces manigances, ces situations occultes parce qu’aujourd’hui, nous sommes une génération éveillée», a-t-il martelé, estimant que «l’ensemble des Gabonais dit non à cette manipulation».

Dans cette optique, le collectif affirme vouloir utiliser «tous les moyens légaux» pour obtenir des changements, allant jusqu’à remettre en cause la tenue même du scrutin prévu dans quelques jours à Mouila, dans la province de la Ngounié : «Il n’y aura pas d’élections», a-t-il lancé.

Une marche avortée, un malaise persistant

Dans un communiqué publié le 31 mars, le CSFG avait présenté cette marche comme une action «inclusive», visant à rassembler acteurs du football, patriotes et passionnés autour d’une même cause. Le collectif dénonçait notamment «les nombreuses violations du processus électoral» et un «passage en force orchestré par l’équipe sortante».

Si la mobilisation n’a pas pu se concrétiser dans la rue, elle semble désormais se déplacer sur les terrains juridique et institutionnel. Une stratégie assumée par les initiateurs, qui entendent transformer ce revers en point d’appui pour la suite de leur combat.

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