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Politique

Le PDG et ses alliés en soutien à l’action d’Ali Bongo

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· 4 min de lecture

Le Jardin botanique de Libreville a été, le samedi 15 septembre dernier, le cadre d’un meeting donné par les partis de la «Majorité républicaine pour  l’émergence», en vue de soutenir l’action du président Ali Bongo Ondimba, après son passage devant le congrès du parlement le 12 septembre dernier.
Meeting du 15 septembre 2012 organisé par le PDG et ses élliés - © Désiré Deonteu/gabonreview.com
Ce sont près d’une vingtaine de formations politiques qui se sont retrouvées sur cette place pour un meeting commun. Une sortie qui sonnait comme une réponse à la coalition de l’opposition gabonaise (Union des forces du changement-UFC-) formée récemment à Mouila, dans la province de la Ngounié.  Il s’agissait pour les partis politiques alliés du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir, de parler d’une même voix.
Arborant des tee-shirts à l’effigie du chef de l’État Ali Bongo Ondimba, brandissant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des extraits du discours prononcé devant le congrès du parlement, les militants et sympathisants du  PDG, du CLR, du RPG, du PGCI, de l’UDL, de l’UDIS, de Gabon Avenir, de l’ADERE, du RDR, du RDP, entre autres, ont donc fait le déplacement de cette esplanade située en face du Camp de Gaulle à Libreville. Une série de discours ont été prononcés. Notamment par un représentant de la société civile, un représentant des jeunes, un représentant des femmes et par le porte-parole des partis de la Majorité avant l’intervention du Secrétaire général du PDG.
Christain Abiaghé Ngomo a ainsi pris la parole au nom de la Société civile. Il a relevé, ce qu’il estime être des avancées pour les consommateurs gabonais, notamment la mise ne place de la protection sociale à travers la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), l’harmonisation du prix de gaz de cuisine depuis 2010 sur l’ensemble du territoire, la réforme de l’administration de l’habitat et de l’urbanisme qui facilitera l’accès équitable à la propriété et à un logement décent. En outre, il a fustigé les discours haineux, le repli identitaire, la xénophobie, l’appel à l’incivisme et à l’infantilisation des gabonais et des gabonaises.
Clôturant son propos, il a cité le président américain, John Fitgerald Kennedy: «les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé.»
La jeune Chancia Esseng Eyéné, au nom des représentants des associations, tout comme Pierrette Mboumba, la représentante des femmes, ont soutenu les mêmes points défendus par leur prédécesseur sur le pupitre. Pour cette dernière, le clanisme, l’ethnisme, le tribalisme, ainsi que la xénophobie sont des freins au développement du pays.
Tribun notoire, le porte-parole des partis de la Majorité et président du Rassemblement pour le Gabon, Paul Mba Abessole, s’est demandé comment après cette intervention du chef de l’État devant le Congrès «ne pas combattre avec la plus grande fermeté ceux qui veulent détruire ce que nos ancêtres ont construit à la sueur de leur front, parfois au péril de leur vie ?».  «Les Partis politique de la Majorité républicaine pour l’émergence mettront tout en œuvre pour l’unité de notre nation et pour la consolidation de notre démocratie. Ils s’engagent également à défendre les institutions de notre République contre toutes les tentatives de déstabilisation ouvertes ou masquées par ceux qui proposent de fausses solutions à nos préoccupations légitimes», a-t-il dit avant de se prononcer sur l’idée de la conférence nationale.
«La Majorité républicaine rejette l’idée d’une conférence nationale sans objet. Il y a 22 ans, cette rencontre avait permis des avancées significatives : le passage du monopartisme au multipartisme, la liberté d’expression. Mais, elle a aussi malheureusement entrainé dans son sillage des avatars, produits de la politique politicienne oubliant l’économie et l’entretien des acquis.»
Toute chose qui sera encore appuyée par le Secrétaire général du PDG, revenant sur le discours du chef de file la Majorité. «Nous adhérons totalement à la vision du président de la République telle que réitérée le 12 septembre dernier devant le parlement, notamment sur la condamnation des actes illégaux et antipatriotiques, les stratégies de développement, la promotion des femmes et des jeunes», a déclaré Faustin Boukoubi.
Alors que Faustin Boukoubi avait annoncé que le meeting serait suivi d’une marche, celle-ci n’a plus été effectuée, de même pour l’intervention annoncée du président Ali Bongo. La mobilisation était, il faut le noter, tout de même en deçà des attentes pour une manifestation où devaient converger les militants d’une vingtaine de partis politiques, au bénéfice desquels d’importants moyens roulants et financiers, ainsi que des t-shirts et casquettes, ont été mis à disposition.

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