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Économie

Kougouleu: lancement de la phase II de la formation au Système de riziculture intensif

Par La Rédaction
· mis à jour le 28 octobre à 1h50 · 2 min de lecture

Kougouleu: lancement de la phase II de la formation au Système de riziculture intensif
Les organisateurs lors du lancement de la phase 2 de la formation du système de riziculture. © AGP

 

La station d’expérimentation rizicole de Kougouleu, dans la commune de Ntoum, a accueilli, le lundi 20 avril 2026, le lancement de la phase II de la formation au Système de riziculture intensif (SRI). Initiée par l’Institut de recherches agronomiques et forestières (IRAF), cette session se déroule avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), en présence du directeur des Semences du ministère de l’Agriculture.

Les organisateurs lors du lancement de la phase 2 de la formation du système de riziculture. © AGP

 

Prévue du 20 au 24 avril, la formation au Système de riziculture intensif (SRI) réunit une vingtaine de coopératives sélectionnées sur la base de leurs performances. Encadrées par des experts, elles bénéficieront d’un renforcement de capacités visant à maîtriser les techniques du SRI et à mieux répondre aux exigences du secteur rizicole national.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de développement de la riziculture, qui ambitionne d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. «Le riz est au centre de notre alimentation, mais notre pays importe encore plus de 95 % de sa consommation», a rappelé le directeur général de l’IRAF, le Pr C. Roland Zinga. L’objectif, selon lui, est de réduire de moitié ces importations à l’horizon 2033. «C’est à nous, chercheurs, formateurs, producteurs et coopératives, de relever ce défi», a-t-il insisté.

Les membres des coopératives et les organisateurs. © AGP

Dans cet élan, il a mis l’accent sur l’homologation récente de trois nouvelles variétés de riz, soulignant que la semence, à elle seule, ne saurait suffire. «Il faut des hommes et des femmes capables de cultiver, de multiplier, de transformer et de commercialiser», a-t-il précisé.

Dans la même dynamique, la responsable du Programme national de sélection et d’amélioration variétale et de production de semences (PNSAV-PS), Dr Yonnelle Déa Moukoumbi, est revenu sur l’accompagnement de proximité prévu pour les coopératives. Elle a également annoncé la visite prochaine, en mai, du secrétaire général de l’Initiative de coopération alimentaire et agricole Corée-Afrique (KAFACI), une occasion de valoriser le potentiel national en matière de riziculture.

Même son de cloche du côté des autorités présentes. Le directeur des Semences, Séverin Arnaud Bibang, a réaffirmé l’engagement du ministère de l’Agriculture à soutenir toutes les initiatives visant à accroître et améliorer la production agricole, qu’il s’agisse du riz, du manioc, de la banane ou d’autres cultures stratégiques.

Ainsi, à travers cette phase II, les autorités entendent consolider les acquis et accélérer la professionnalisation des acteurs, dans un contexte où la réduction de la dépendance alimentaire demeure un enjeu important pour le Gabon.

Thécia Nyomba 

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