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Vendredi 6 novembre 2026 · Libreville

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Société

Grève au CHUL : Pour une PIP en plus

Par Griffin Ondo Nzuey
· 2 min de lecture

Revendiquant le versement de la Prime d’incitation à la performance, les personnels du Centre hospitalier universitaire de Libreville observent, de nouveau, un mouvement d’humeur.

Illustration. Sit-in du personnel soignant au CHUL en avril dernier. © Gabonreview

 

Au Centre hospitalier et universitaire de Libreville (CHUL) et dans la plupart des hôpitaux publics de la capitale, se soigner est devenu une gageure, pour ne pas dire impossible. Depuis le 28 juillet dernier, le personnel de santé n’y reçoit quasiment plus de nouveau patient, préférant consacrer son attention sur les malades internés. En réalité, cette unité sanitaire est, de nouveau, secoué par un mouvement de grève dont les répercussions ne se sont pas fait attendre. Ainsi, après la grève qui avait débouché sur le «lundi noir de la santé», les personnels de santé revendiquent le versement de la Prime d’incitation à la performance (PIP).

Réunis pour la plupart au sein du Syndicat national du personnel de santé (Synaps), ils ont décidé, il y a 2 semaines, de revenir à la charge. Et, bien que les infirmiers aient consenti à observer un service minimum, le ton est apparu plus ferme qu’auparavant. Une nouvelle approche du service minimum est même apparue. «Nous observons que plusieurs services sont complètement fermés alors que le personnel d’astreinte et de garde est présent au poste», a indiqué, à cet effet, le directeur général du CHUL. Pour le Dr Eric Baye, le mouvement initié au sein de la structure hospitalière dont il a la charge s’apparente à «une grève de zèle», de sorte que «le personnel est bien présent, mais n’observe pas de service minimum». Pendant ce temps, les patients font les frais de cette situation alors que les nouveaux cas s’entendent répondre systématiquement : «On ne reçoit pas !» Selon les grévistes, la situation devrait durer jusqu’à la satisfaction complète de leur principale revendication.

 

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