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Économie

Gouvernance de l’Internet : l’Arcep trace la voie d’un numérique souverain au Gabon

Par Brice GOTOA
· mis à jour le 28 octobre à 4h50 · 3 min de lecture

Gouvernance de l’Internet : l’Arcep trace la voie d’un numérique souverain au Gabon
Le président du Conseil de régulation de l’ARCEP, Célestin Kadjidja, lors de son discours, le 22 janvier 2026. © D.R.

 

Réunis à Libreville à l’initiative de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), les acteurs du numérique planchent depuis le 22 janvier 2026 sur les enjeux de la gouvernance de l’Internet et de la souveraineté numérique. Un rendez-vous stratégique de 48 heures placé sous le haut patronage du ministère de l’Économie numérique, visant à définir une feuille de route nationale pour un Internet ouvert, sécurisé et au service du développement du Gabon.

Le président du Conseil de régulation de l’ARCEP, Célestin Kadjidja, lors de son discours, le 22 janvier 2026. © D.R.

 

Sous le haut patronage du ministère de l’Économie numérique, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) organise depuis le 22 janvier 2026 à Libreville un atelier national consacré à la «Gouvernance de l’Internet et à la Souveraineté numérique». Cette rencontre de 48 heures ambitionne de jeter les bases d’une feuille de route cohérente et inclusive pour un Internet ouvert, sûr et véritablement orienté vers le développement national.

Pour le président du Conseil de régulation de l’ARCEP, Célestin Kadjidja, la portée de cet atelier va bien au-delà d’un simple rendez-vous institutionnel. «Il incarne un engagement fort d’une Afrique, et particulièrement du Gabon, résolument impliquée dans les grands débats qui façonneront l’avenir du numérique mondial», a-t-il déclaré. Selon lui, la souveraineté numérique se construit aussi depuis le Sud, à travers le dialogue multipartite, l’innovation et une régulation responsable et éthique des communications électroniques.

Le thème de cet atelier met en évidence une problématique centrale à l’échelle mondiale : celle d’un Internet global et décentralisé, fondé sur la coopération entre États souverains. «Ce modèle s’oppose à la vision actuelle d’un Internet largement dominé par un nombre restreint d’États et de grandes entreprises du numérique, dont la puissance économique dépasse parfois celle de nombreux pays», a souligné Célestin Kadjidja.

Plusieurs tables rondes au programme

Photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture. © D.R.

Au programme figurent plusieurs tables rondes réunissant des experts nationaux et internationaux, des acteurs du secteur privé, des universitaires ainsi que des représentants de la société civile. Ces échanges porteront notamment sur les défis, opportunités et perspectives du numérique au Gabon.

Le président du Conseil de régulation a par ailleurs tenu à préciser que la souveraineté numérique ne rime ni avec repli ni avec isolement. Elle constitue plutôt une opportunité pour le Gabon de définir ses propres règles, de renforcer ses standards de protection et de bâtir des infrastructures numériques résilientes, tout en demeurant pleinement interconnecté au reste du monde. «Sous l’impulsion affirmée du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, nous œuvrons sans relâche à la construction d’une souveraineté numérique nationale», a-t-il affirmé.

Célestin Kadjidja a invité l’ensemble des participants à s’engager activement et de manière constructive dans les travaux. «Ensemble, ici à Libreville, nous devons poser les fondations d’une souveraineté numérique qui soit un levier d’émancipation, de développement et de coopération renforcée», a-t-il conclu, tout en réaffirmant l’engagement de l’ARCEP à promouvoir davantage ce type d’initiatives stratégiques pour le Gabon et l’écosystème numérique national.

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