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Société

Gabon : l’ONG Agir pour la paix alerte sur la montée de la haine en ligne et appelle à préserver la cohésion nationale

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· mis à jour le 28 octobre à 0h24 · 4 min de lecture

Gabon : l’ONG Agir pour la paix alerte sur la montée de la haine en ligne et appelle à préserver la cohésion nationale
Le président de l’ONG Agir pour la paix au Gabon, Acif Membourou Adoka, entouré du vice-président, Maurice Youomo Okalas, et du Secrétaire général, Régis Otsouna Otsouna, et des membres du groupe. © GabonReview

Une escalade inquiétante de propos calomnieux, d’accusations et de discours de haine, sur les réseaux sociaux et d’autres canaux de communication, vise, ces derniers temps, la première Institution de la République gabonaise et les membres de sa famille. Face à cette dérive, l’ONG Agir pour la paix au Gabon, par la voix de son président, le Dr Acif Membourou Adoka, a exprimé ce vendredi 14 août, à Libreville, sa «profonde indignation» et une «ferme réprobation». Lors d’une déclaration, ils ont appelé à la responsabilité collective pour préserver l’unité nationale et la paix sociale.  

Le président de l’ONG Agir pour la paix au Gabon, Acif Membourou Adoka, entouré du vice-président, Maurice Youomo Okalas, et du Secrétaire général, Régis Otsouna Otsouna, et des membres du groupe. © GabonReview

L’ONG Agir pour la paix au Gabon a haussé le ton, ce vendredi 14 août à Libreville, face à ce qu’elle présente comme une recrudescence préoccupante des propos calomnieux, des accusations infondées et des messages empreints de haine diffusés contre la Première Institution de la République et les membres de sa famille. Dans une déclaration, son président, le Dr Acif Membourou Adoka, a particulièrement dénoncé la multiplication de ces contenus sur les réseaux sociaux et à travers d’autres canaux de communication. «Nous exprimons notre profonde indignation et notre ferme réprobation face à la recrudescence des propos calomnieux, des accusations infondées et à la montée exponentielle de la haine et de la jalousie», a-t-il affirmé déclaré, estimant que cette dérive devient d’autant plus préoccupante lorsqu’elle est alimentée par des compatriotes établis à l’étranger.

Distinguer la critique légitime de l’invective, de la diffamation et des attaques personnelles

© GabonReview

Pour l’organisation, le débat public et la liberté d’expression ne sauraient servir de prétexte à la propagation de discours susceptibles d’exacerber les tensions au sein de la société. Ainsi, Agir pour la paix observe avec inquiétude la multiplication de publications et de prises de parole qui, selon elle, contribuent à installer la méfiance, la division et la confrontation entre Gabonais. «Les critiques et les observations ont naturellement leur place dans une société démocratique, mais elles gagneraient à s’inscrire dans un langage respectueux, fondé sur des faits et orienté vers la recherche de solutions», a fait savoir le Dr Acif Membourou Adoka. L’ONG appelle ainsi à distinguer la critique légitime de l’invective, de la diffamation et des attaques personnelles, dans un contexte où les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide et massive des messages.

Cette situation, estime Agir pour la paix, dépasse désormais le seul cadre du débat politique intérieur, puisqu’elle est susceptible d’affecter l’image du Gabon à l’extérieur. L’organisation juge particulièrement regrettable que certains propos soient relayés depuis l’étranger, donnant, selon elle, «une image profondément éloignée des réalités et des aspirations de son peuple». Elle a rappelé que chaque citoyen demeure, où qu’il se trouve, un ambassadeur de son pays et appelle à davantage de responsabilité dans la prise de parole publique. Dans le même temps, l’ONG salue les initiatives de développement engagées sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema et invite les Gabonais à apprécier ces efforts «avec objectivité, dans un esprit de responsabilité et de construction», tout en maintenant la possibilité d’un débat démocratique fondé sur les faits.

Privilégier l’apaisement

Créée en octobre 2015 et officialisée en 2016, Agir pour la paix au Gabon se présente comme une ONG apolitique et à but non lucratif, engagée dans la promotion du vivre-ensemble, de la cohésion sociale, de la médiation et de la prévention des conflits. Dans cette perspective, son président, entouré du vice-président, Maurice Youomo Okalas, et du Secrétaire général, Régis Otsouna Otsouna, a lancé un appel à l’ensemble de la société, notamment à la classe politique, à la société civile, aux leaders d’opinion, à la jeunesse et à la diaspora, afin de privilégier l’apaisement.

«Nous appelons donc chaque Gabonaise et chaque Gabonais, où qu’il se trouve, à privilégier le dialogue au lieu de la confrontation, la fraternité au lieu de la division et la paix au lieu de la haine», a insisté le Dr Acif Membourou Adoka. Pour l’ONG, l’enjeu est désormais de faire des réseaux sociaux non pas des vecteurs de fractures, mais des espaces de responsabilité, de dialogue et de cohésion, indispensables à la construction d’un Gabon «plus uni, plus stable et plus prospère».

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