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Société

Gabon : les associations des personnes vivant avec un handicap exposent leurs doléances aux Affaires sociales

Par La Rédaction
· mis à jour le 28 octobre à 0h32 · 3 min de lecture

Gabon : les associations des personnes vivant avec un handicap exposent leurs doléances aux Affaires sociales
Photo de famille à l’issue de la rencontre, le 22 juillet 2026 à Libreville. © GabonReview

 

La ministre des Affaires sociales, Dre Armande Longo épouse Moulengui, a rencontré, mercredi 22 juillet 2026 à Libreville, les représentants des associations de personnes vivant avec un handicap. Cette séance d’échanges visait à recueillir leurs préoccupations, identifier les principaux défis auxquels ils sont confrontés et envisager des réponses adaptées à leurs besoins spécifiques.

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Photo de famille à l’issue de la rencontre, le 22 juillet 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Dans le cadre d’une première séance de travail avec les associations des personnes vivant avec un handicap, mercredi 22 juillet à Libreville, la ministre des Affaires sociales, Dre Armande Longo épouse Moulengui, a échangé avec leurs représentants sur les principales difficultés auxquelles ils sont confrontés. Cette rencontre a permis d’identifier les priorités du secteur et de réaffirmer la nécessité d’une mobilisation interministérielle pour améliorer durablement les conditions de vie des personnes en situation de handicap. «Nous voulions les rassurer que leurs préoccupations ne sont pas oubliées. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, porte la vision d’une société plus juste, plus solidaire et plus égalitaire. Nous allons travailler avec tous les partenaires concernés afin d’améliorer leur prise en charge», a-t-elle déclaré.

‎La ministre a insisté sur le caractère pluriel du handicap, rappelant que les besoins diffèrent selon qu’il s’agisse d’un handicap moteur, visuel, auditif ou encore des troubles du spectre de l’autisme et de la trisomie. Elle a notamment indiqué avoir découvert, au cours des échanges, certains outils favorisant l’autonomie des personnes déficientes visuelles, à l’image des téléphones adaptés, dont le coût est parfois inférieur à celui d’un fauteuil roulant électrique.

‎«Toutes les contributions formulées aujourd’hui seront prises en compte afin que nous puissions accompagner chaque type de handicap selon ses spécificités», a-t-elle assuré.

‎Plusieurs doléances exprimées à l’autorité gouvernementale 

Instantanés des échanges. © GabonReview

‎Les représentants des associations ont, pour leur part, exposé les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec un handicap. Le secrétaire général omnisports des personnes handicapées et technicien retraité de l’atelier du Centre des personnes handicapées de Bas-de-Gué-Gué, Jean-Louis Menzam, a plaidé pour un renforcement des moyens destinés à la mobilité. «Nous avons surtout besoin de matériel qui facilite nos déplacements, notamment des scooters, des fauteuils roulants électriques et des pièces détachées. L’atelier existe, mais il manque de pièces pour assurer les réparations. Il faudrait également former des jeunes afin qu’ils puissent reprendre ce savoir-faire et garantir la pérennité de cet atelier», a-t-il expliqué.

‎De son côté, la présidente de l’ONG Soupape, Berthe Chapin, a mis l’accent sur l’inclusion scolaire, la formation professionnelle et la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents ministères. «Beaucoup pensent que le ministère des Affaires sociales doit tout gérer. Cette rencontre nous a permis de mieux comprendre les responsabilités des autres administrations. Je suis rassurée, car la ministre a été à l’écoute de nos doléances et de nos propositions», a-t-elle affirmé.

‎Les participants ont également souligné l’importance d’étendre les actions en faveur des personnes vivant avec un handicap à l’ensemble du territoire national, en s’appuyant sur les représentations des associations présentes à l’intérieur du pays.

‎Thécia Nyomba

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