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Sport

Fegajudo : La riposte d’André Angwe Aboughe

Par Biggie Malouana
· 3 min de lecture

Prenant acte de sa mise à l’écart de la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo), sur décision du ministère des Sports, André Angwe Aboughe estime qu’il se considérait toujours comme le président de cette instance.

Le président de la Fegajudo conteste sa mise à l’écart des affaires courantes de la fédération. © dragonfight.fr

 

Peu après sa mise à l’écart de la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo), sur décision du ministère des Sports, André Angwe Aboughe est longuement revenu sur cette affaire. Dans une interview publiée dans le quotidien L’union, ce 24 mars, le président de la Fegajudo a notamment critiqué la méthode du ministère, contestant ainsi sa mise à l’écart.

«Je suis président élu et je ne peux pas être démis de mes fonctions. Je n’ai pas été nommé à ce poste. Le ministère a brandi une décision contre un président élu», a argumenté André Angwe Aboughe, revenant sur la motivation du ministère des Sports, qui avait justifié sa décision par un manque d’«existence juridique», de la fédération. Or, s’est défendu l’ancien président de la fédération, en 2015 sa structure a notamment organisé les championnats d’Afrique de judo.

«Une fédération illégale peut-elle organiser une telle compétition ?», a demandé André Angwe Aboughe, convaincu que le problème est ailleurs. «On veut surtout régler un problème avec une personne», a-t-il relevé, reconnaissant implicitement que le Fegajudo n’est pas en règle. «Aujourd’hui, on fait comme si la fédération de judo était la seule qui avait ce type de problèmes. Mais qu’on regarde aussi dans les autres instances», s’est-il emporté.

André Angwe Aboughe se considère toujours comme le président de la Fegajudo. © L’Union/Sonapresse

Après 20 ans à la tête de la Fegajudo, André Angwe Aboughe a ainsi été remplacé par le secrétaire générale de la fédération (Ghislain Claude Essabe, ndlr), qui «assurera les affaires courantes», a annoncé le ministère des Sports. Une démarche incompréhensible, à en croire le responsable de la fédération, d’autant que l’assemblée élective, au cours de laquelle a été annoncée cette décision, n’a jamais eu lieu.

«Il n’y a eu ni assemblée générale, ni démission, ni élections. Les conséquences sont simples : le bureau actuel est toujours en activité (…) Je prends acte de la décision du ministère, mais je suis encore en poste. J’espère que le secrétaire général convoquera une assemblée générale élective», a affirmé André Angwe Aboughe, imputant cette cacophonie au ministère des Sports.

Et si assemblée élective il y a, André Angwe Aboughe a assuré qu’il sera candidat. «Rien ne m’interdit de me présenter !», a-t-il déclaré. S’il dit avoir accepté la décision du ministère, sans la pression aucune, André Angwe Aboughe a insisté, une fois de plus, sur sa légitimité. «Je me considère encore comme le président de la fédération jusqu’à ce qu’une élection soit organisée (…) Je n’ai pas saisi les instances internationales pour ne pas pénaliser le judo gabonais», a-t-il conclu.

Une affaire qui n’est pas sans rappeler celle de la Fédération gabonaise de cyclisme (Fegacy) où, le président a été contraint par le ministère des Sports de démissionner. Bien évidemment, le responsable de cette instance a refusé de rendre son tablier, soulignant que la démarche du ministère n’a pas lieu d’être. A la lumière de ces deux affaires, amateurisme ou excès de zèle du ministère des Sports ? La question reste posée.

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