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Société

Épilogue du procès des manifestants du 15 août

Par Biggie Malouana
· 1 min de lecture

Reporté la semaine dernière, le procès des manifestants interpellés lors de la marche pour un meeting ayant dégénéré le 15 août dernier au quartier Cocotiers de Libreville, a débouché sur la condamnation des prévenus à 12 mois de prison ferme pour trouble à l’ordre public.

Marche de l'Union nationale a Cocotiers le 15 août 2012 - © Gabonreview.com

Plus précisément 33 prévenus ont écopé de 18 mois de prison dont 6 avec sursis. Selon l’AGP, «5 autres accusés dans la même affaire ont bénéficié d’un non-lieu. En outre, 3 ressortissants camerounais appréhendés pendant les manifestations du 15 août dernier ont été condamnés pour défaut de carte de séjour».

Initialement prévu le 6 septembre dernier, le procès avait été renvoyé pour «voir plus clair sur certains cas», afin de rendre un verdict juste. En effet, certaines personnes avaient été interpellées par la police alors qu’elles n’avaient rien à voir avec la manifestation, juste parce qu’elles se trouvaient «au mauvais endroit au mauvais moment», selon l’expression du procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé.

54 personnes au total avaient été interpelées lors des manifestations du 15 août. Le 30 août dernier, le tribunal de Libreville avait condamné à douze mois de prison, dont six fermes, 7 manifestants poursuivis pour «dégradation de biens d’autrui et vol». Les autres prévenus dont le procès s’est tenu ce 13 septembre, sont poursuivis pour «trouble à l’ordre public». Fustigeant «l’incivisme» de ces jeunes manifestants «qui ne reculent pas devant les forces de police», le procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé, avait demandé au tribunal de condamner l’ensemble des prévenus à des peines de prison pour exemplarité.

Par ailleurs, en faisant de petits calculs, il ressort que 47 prévenus étaient concernés par ce procès. Or seuls 38 ont été condamnés et 3 autres relaxés, soit un total de 42 personnes. Que sont devenus les 5 autres prévenus ?

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