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Sport

Elimination des Panthères : Bruno Ngoussi satisfait

Par Steve Jordan
· 2 min de lecture

Accusant les autorités gabonaises d’avoir déplacé les priorités du peuple en organisant la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football, l’opposant et homme d’église s’est réjoui de l’élimination de l’équipe nationale.

Georges Bruno Ngoussi, en janvier 2015 à Libreville. © Gabonreview

 

Deux jours après l’élimination de l’équipe nationale de football à la Can, Georges Bruno Ngoussi ne cache pas sa joie. Il faut dire que l’opposant et homme d’église, responsable de l’Eglise internationale de Nazareth, n’avait jamais donné sa bénédiction pour l’organisation de cet événement sportif au Gabon. Il y voyait une sorte de «malédiction» pour le pays. Les événements postélectoraux de fin-août 2016 n’ont d’ailleurs fait que renforcer son refus et ses craintes de voir le Gabon échouer. Et l’élimination des Panthères le 22 janvier est, selon lui, un des premiers échecs du pays dans le cadre de l’accueil de cette compétition. Pourtant, sur la Radio Télévision de Nazareth (RTN), dont il est le promoteur, Georges Bruno Ngoussi s’est dit «très ravi». C’est la preuve, a-t-il prétendu, que «Dieu est de (leur) côté».

Pour le pasteur, un des soutiens de Jean Ping lors de la dernière présidentielle, la principale raison de cette élimination n’est pas à chercher bien loin. Il a notamment accusé«la panthère noire».Georges Bruno Ngoussi a estimé néfaste le choix de cette «bête» pour représenter le Gabon. Et si en mai 2016 il s’était déjà vivement opposé à la mascotte de la Can, c’est que Samba, selon lui, est le «symbole d’une secte gabonaise». Or, «c’est une malédiction quand on confie tout un pays à une bête pour le gouverner».Mais l’autre raison de la débâcle de l’équipe nationale, le pasteur l’a vue dans la non-prise en considération «des gens qui sont morts le 31 août (2016)». Pour lui, la faute des autorités gabonaises a été de ne pas faire observer une minute de silence pour les victimes des émeutes ayant suivi la contestation de la réélection d’Ali Bongo.

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