Édition du soir · mercredi 28 octobre

Samedi 7 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Économie

Écotourisme de luxe : Le Gabon s’inspire du modèle kényan de la réserve de Suyian

Par Loic Ntoutoume
· mis à jour le 28 octobre à 4h45 · 2 min de lecture

Écotourisme de luxe : Le Gabon s’inspire du modèle kényan de la réserve de Suyian
Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a effectué ce 28 janvier 2026, une visite de travail à la réserve de Suyian, au Kenya.© D.R.

 

Dans le cadre de sa stratégie de diversification économique, le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a effectué ce 28 janvier 2026, une visite de travail à la réserve de Suyian, au Kenya. L’objectif : s’imprégner d’un modèle d’écotourisme haut de gamme capable de concilier préservation stricte de la biodiversité et rentabilité souveraine.

Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a effectué ce 28 janvier 2026, une visite de travail à la réserve de Suyian, au Kenya.© D.R.

 

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa quête d’une «économie bleue et verte» durable. Conformément à la vision des autorités de Libreville, impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement prospecte désormais les meilleures pratiques internationales pour valoriser son réseau de parcs nationaux. C’est au cœur du plateau de Laikipia, au Kenya, que Maurice Ntossui Allogo a posé ses valises ce 28 janvier 2026 pour une immersion d’exception.

La réserve de Suyian (Suyian Conservancy), gérée en partenariat avec l’organisation Space for Giants (SFG), n’a pas été choisie au hasard. Ce sanctuaire de 44 000 acres, bordé par la rivière Ewaso Narok, abrite une biodiversité rare, dont plus de 50 espèces de mammifères et 260 espèces d’oiseaux. Mais au-delà de sa richesse écologique, c’est son modèle économique qui retient l’attention de Libreville.

Ici, la protection des écosystèmes fragiles est financée par un tourisme d’excellence. Ce modèle repose sur trois piliers indissociables : la préservation de la faune, le bien-être des communautés locales et la création de richesses pérennes. À Suyian, la valorisation du patrimoine naturel génère des revenus directs qui assurent l’autonomie du site et le développement des populations environnantes.

Transformer le potentiel gabonais

Pour le ministre Maurice Ntossui Allogo, ce séjour a permis d’évaluer la viabilité d’un tel déploiement au niveau national. L’enjeu est de : transformer l’héritage de conservation exceptionnel du Gabon en un levier de souveraineté économique. «Notre ambition est de transformer le potentiel exceptionnel de nos parcs nationaux en un véritable levier de création de richesses», a-t-il affirmé, soulignant que ce modèle doit offrir des opportunités réelles aux communautés locales.

En s’inspirant de l’expertise de Space for Giants, le Gabon jette les bases d’un futur partenariat technique. Cette démarche vise à optimiser la gestion des aires protégées tout en attirant des investissements haut de gamme. À terme, il s’agit de prouver que la durabilité n’est plus une charge financière, mais un capital stratégique capable de financer sa propre survie.

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.