Édition du soir · mercredi 28 octobre

Samedi 7 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Société

«Échos du Nord» bientôt à la barre ?

Par Loic Ntoutoume
· 2 min de lecture

Le célèbre hebdomadaire du lundi pourrait être assigné à comparaitre par…. la présidence de la République.

© D.R.

Le numéro 248 du 1er septembre 2014 de l’hebdomadaire «Échos du Nord», titrant à la une «Cour des comptes : le rapport qui accable» bien qu’apprécié des lecteurs, semble avoir indigné le président de la République et ses collaborateurs. Au point qu’on évoque l’éventualité d’une «assignation à comparaître» à l’endroit des responsables de cet organe de presse.

Si l’on ignore encore les mobiles de la plainte, pour les responsables de l’hebdomadaire du lundi, l’irritation de la présidence de la République est consécutive à l’article intitulé «Le pouvoir organise l’asphyxie financière du cabinet d’avocat Oyane Ondo». Dans ce texte, l’auteur explique comment le secrétaire général de la présidence de la République procède pour dissuader les potentiels clients de la célèbre avocate, par ailleurs présidente du Centre pour la démocratie et la défense des droits humains (CDDH Gabon), de s’attacher ses services. Etienne Massard Kabinda Makaga aurait expliqué à des éventuels clients que s’ils souhaitent obtenir gain de cause dans leurs différents dossiers en justice, ils feraient mieux de choisir un autre conseil. Au-delà de l’article incriminé c’est toute la publication à travers des titres tels que : «La leçon politique du Pr Léon Nzouba à l’éternel amateur Ali Bongo», «Jean Eyeghe Ndong répond à la Cour des comptes», «Le rapport de la Cour des comptes accable le pouvoir»… qui indisposerait la présidence de la République.

Pour autant, il y a lieu de s’interroger sur l’immixtion de la présidence de la République dans les affaires judiciaires. Comment un haut fonctionnaire, fut-il secrétaire général de la présidence de la République, peut préjuger du verdict d’une affaire ? Sur quels éléments ou critères se fonde-t-il pour savoir quel avocat est plus à même qu’un autre pour défendre un dossier ? L’autorité judiciaire n’est-elle pas indépendante ? Les supposés pressions attribuées à Etienne Massard Kabinda Makaga relèvent-elles de l’excès de zèle, du dérapage ou d’un aveu ? Autant de questions en suspens auxquelles un éventuel procès pourrait donner une toute autre résonance…

 

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.