Édition du soir · mercredi 28 octobre

Dimanche 8 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Société

Diffamations: Des activistes gabonais de l’étranger bientôt sous les verrous ?

Par Griffin Ondo Nzuey
· mis à jour le 28 octobre à 18h51 · 1 min de lecture

Diffamations: Des activistes gabonais de l’étranger bientôt sous les verrous ?
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Paul-Marie Gondjout. © D.R.

 

À travers un communiqué ce lundi 9 décembre, le Garde des Sceaux, Paul-Marie Gondjout, a dénoncé la recrudescence des discours tendant à ternir l’image du Gabon et celle de ses autorités sur la Toile. Pointés du doigt, les activistes gabonais vivant à l’étranger encourent des représailles sur le plan juridique, prévient le membre du gouvernement qui annonce avoir saisi le procureur de la République. 

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Paul-Marie Gondjout. © D.R.

 

Des peines de prison ou de lourdes amendes, voire les deux, conformément aux dispositions des articles 88, 150 et 157 du Code pénal. Tels sont les risques encourus par les activistes gabonais vivant à l’étranger, particulièrement ceux ayant trouvé refuge en France.

Dans un communiqué ce lundi, le ministre de la Justice a formellement désigné et mis en garde ces compatriotes qu’il accuse de diffuser sur les réseaux sociaux «des discours diffamatoires, injurieux, d’incitation à la violence, à la révolte contre les autorités publiques et portant atteinte au prestige et à l’image des institutions de la République, notamment à la présidence de la République et à la personne du chef de l’État». Le tout avec le soutien, soupçonne-t-il, «des complices cachés et dispersés sur le territoire national».

Pour Paul-Marie Gondjout, «ces discours menacent notre vivre ensemble et l’unité nationale». Aussi, annonce-t-il que des instructions ont été données au procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville dans le but d’engager des poursuites à l’encontre de chacun de ces compatriotes qui, déplore-t-il, «passent leur temps à vilipender les institutions de la République».

Comme pour resserrer l’étau autour d’eux, le Garde des Sceaux annonce également que «les juridictions compétentes des pays dans lesquels se trouvent ces compatriotes en quête de visibilité seront directement saisies».

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.