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Société

Détournement de 400 milliards : le Modep lance un ultimatum au gouvernement

Par Loic Ntoutoume
· 2 min de lecture

Le Mouvement démocrate et populaire (Modep) accorde 90 jours au cabinet Ona Ondo pour donner une suite judiciaire aux révélations de la direction générale du contrôle des ressources et des charges publiques (DGCRCP).

Les criminels financiers et économiques doivent être traduits en justice. © visualphotos.com
Les criminels financiers et économiques doivent être traduits en justice. © visualphotos.com

 

La publication des résultats de l’audit des finances publiques effectué par la Direction générale du contrôle des ressources et des charges publiques (DGCRCP), qui a révélé le détournement de 400 milliards de Francs CFA en 10 ans, vient d’être salué par le Mouvement démocrate et populaire (Modep), parti de l’opposition membre de l’Union des forces du changement (UFC), qui dit attendre plus du gouvernement en terme de sanction.

Refusant d’intégrer la «classe silencieuse» des hommes politiques nationaux qui auraient délibérément choisi de ne pas se prononcer sur cette situation, les responsables du Modep, récemment réunis en conseil exécutif extraordinaire à Port-Gentil, ont dit se réserver le droit d’appeler les populations à une «insurrection économique» en leur demandant de ne plus payer l’impôt.

Estimant que le gouvernement ne saurait se contenter de simples déclarations ou de révélations qui ne contribuent en rien à l’assainissement des finances publiques, le mouvement dirigé par Guy Reteno Ndiaye donne 90 jours à Daniel Ona Ondo et à son équipe pour «rendre publics les noms et les entreprises auteurs de ces crimes financiers et économiques afin qu’ils soient traduits devant les tribunaux».

A l’évidence, le Modep est échaudé par le dossier des fêtes tournantes, qui n’a jamais connu de suite judiciaire ainsi que par l’apathie de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI). Se voulant plus explicite, le Modep en appelle à la mise en place d’une Cour spéciale pour les crimes économiques devant permettre aux présumés coupables de délits économiques d’établir leur innocence par rapport aux faits qui leur sont reprochés. Pour l’heure, il se permet de qualifier l’initiative des autorités publiques d’«acte de patriotisme».

 

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