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Sport

Débâcle des Panthères : L’œuvre des ondes négatives, selon Nicole Asselé

Par La Rédaction
· 3 min de lecture

La ministre des sports estime que l’une des raisons possibles de la débâcle de l’équipe nationale est l’opposition manifestée par certains pour l’organisation de cet événement. Fondée sur les croyances africaines, celle-ci aurait contribué à l’échec prématuré des Panthères du Gabon.

Capture d’écran de la ministre des sports sollicitait un soutien inconditionnel de l’équipe nationale. © Gabonreview

 

«Nous sommes avant tout des Africains. Les ondes négatives de ceux qui maudissaient leur équipe a probablement influencé négativement la prestation de notre équipe nationale. Le public était certes là nombreux, mais vous ne pouvez pas avoir chez un même peuple ceux qui soutiennent et ceux qui souhaitent l’élimination», a déclaré Nicole Asselé sur Gabon 24.

Pas limitée à voir le rôle des ondes négatives dans cette élimination, la ministre y a lu comme un acharnement contre les joueurs à qui on a reproché sans cesse leur «insensibilité» face aux violences post-électorales. «Psychologiquement, on peut aussi dire que ces joueurs ont été touchés. Ce n’est pas normal que des frustrations politiques viennent s’ingérer dans le sport. Nous dans le sport, c’est du fair-play», a déploré la patronne des sports, s’interrogeant sur le patriotisme de ceux qui ont contribué à ternir l’image de l’équipe nationale. «Quand vous noircissez votre pays comme ça, après vous allez dire que vous êtes Gabonais ? Moi, je trouve ça malheureux et pathétique», s’est-elle offusquée.

Répondant à la question sur l’impréparation supposée des Panthères,  la ministre a taclé le coach de l’équipe nationale pour ne pas avoir joué des matchs amicaux avant la compétition. Car estime-t-elle, «ça s’est senti au fil des matchs que l’équipe s’est bonifiée». Une cohésion qui aurait pu se solidifier lors de ces rencontres amicales, a-t-elle révélé à demi-mots. Elle a tout de même trouvé au sélectionneur des circonstances atténuantes liées notamment à la faible marge de temps dont il a disposé pour le faire. Le choix était celui de Camacho et tout le monde l’a respecté, a-t-elle laissé échapper. Pour l’heure, la question d’un éventuel départ du coach n’est pas évoquée, lui dont le contrat court jusqu’en 2018.

Si la débâcle des Panthères souhaitée par certains a été actée, l’appel au boycott de la Can en revanche est un flop selon la ministre. A propos de «l’affluence des Gabonais dans les stades à la Can. J’ai été à Oyem, Port-Gentil, Franceville et  Libreville, les Gabonais ont fait un boycott du boycott. Et ça c’est très bien, je leur dis bravo. Il faut continuer à aller soutenir les frères africains qui sont chez nous, parce que c’est aussi ça le Gabon», s’est-elle réjouie.

Les regards désormais tournés vers l’avenir, la ministre espère une qualification des Panthères pour la coupe du monde 2018. «L’équipe a désormais une âme, il y a de la cohésion», pense-t-elle.

De même, pour la Tropicale Amissa Bongo, tour cycliste international qui sera organisé au Gabon en février, Nicole Asselé a assuré que l’organisation est à pied d’œuvre et enregistre déjà cinq grandes équipes sur la ligne de départ. La course devrait aussi accueillir l’ancien maillot jaune français Thomas Voeckler.

Auteur : Alain Mouanda

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