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Économie

Création d’emplois hors mine :  Faire de l’entrepreneuriat local une alternative à Moanda

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· mis à jour le 28 octobre à 18h39 · 3 min de lecture

Création d’emplois hors mine :  Faire de l’entrepreneuriat local une alternative à Moanda
Les populations s’entretenant avec l’équipe de la cheffe de projets RSE en charge de la diversification économique de Comilog. © D.R.

 

En novembre, déployant sa feuille de route, notamment le projet RSE Eramet Act for positive mining, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) a eu un dialogue avec les communautés de Moanda. À la suite de cette initiative à laquelle participait l’Administrateur directeur général (ADG), Léod Paul Batolo, la cheffe de projets RSE en charge de la diversification économique, Tamarah Moutotekema Boussamba, et des responsables des microfinances, partenaires du Fonds d’amorçage, sillonnent depuis quelque temps les quartiers de la ville de Moanda. Objectif : présenter le fonctionnement de ce Fonds initié par l’entreprise minière et l’État gabonais destiné à soutenir l’entrepreneuriat local.

Les populations s’entretenant avec l’équipe de la cheffe de projets RSE en charge de la diversification économique de Comilog. © D.R.

 

Sensible aux problématiques des populations et à leurs droits fondamentaux notamment dans les zones où elle opère, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale gabonaise du groupe Eramet, dans le cadre de ses activités, accorde une grande importance à la prise en compte des préoccupations des populations locales. D’où le dialogue avec les communautés mené, tenant compte des meilleurs standards internationaux. À la suite de ce rendez-vous tenu début-novembre dernier et inscrit dans sa feuille de route RSE Eramet, Act for positive mining, la cheffe de projets RSE en charge de la diversification économique, Tamarah Moutotekema Boussamba, accompagnée des responsables des quatre établissements de microfinance, partenaires du Fonds d’amorçage, rencontre depuis le 28 novembre dernier les populations des quartiers de la commune de Moanda. Entre autres dossiers, l’entrepreneuriat local figurait parmi les échanges.

Au cœur des échanges, il est question pour le groupe conduit par Tamarah Moutotekema Boussamba de présenter le mécanisme et le fonctionnement de ce financement (Fonds d’amorçage) initié par la Comilog et l’État gabonais, destiné à soutenir l’entrepreneuriat local et la création d’emplois hors mine.

Lors de la première phase des rencontres, l’équipe s’est rendu à Belle Vue 1, Moanda plaine, Lékolo 1, Léyima, Miosso téléphérique, Alliance et Onkoula. La démarche a consisté à expliciter les conditions d’accès et d’éligibilité au fonds d’amorçage, les raisons des rejets de certains dossiers, ainsi que les montants (de 1 à 25 millions de francs CFA) prévus pour le démarrage d’une activité.

Par ailleurs, l’équipe a identifié de potentiels entrepreneurs qu’elle pourrait accompagner dans la rédaction de leur plan d’affaires (business plan) et éventuellement former.

À Comilog, on fait savoir que la deuxième étape consistera à lancer un programme de formation technique en montage de business plan afin de les aider à mieux structurer les projets et maximiser leurs chances d’accès à un financement.

Il convient de rappeler que cette initiative a été lancée grâce à la volonté manifeste de l’ADG de la Comilog qui prône un contact direct avec les populations, dans l’espoir de donner à tous la possibilité d’entreprendre et de devenir autonomes.

La ville de Moanda abrite entre 70 000 à 80 000 âmes. Or, les capacités de recrutement de l’entreprise minière ne dépassent pas les 2 000 employés à recruter dans le monde. D’où l’importance de s’investir dans l’auto-emploi en s’appuyant sur les possibilités qu’offre le Fonds d’amorçage mis en place par le Fonds RSE. «À ce jour, le fonds d’amorçage a pu financer environ 280 microentreprises et générer environ 208 emplois. Les opportunités sont nombreuses à saisir dans plusieurs domaines comme l’agriculture, le transport, les services…», indique la Comilog.

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