Édition du soir · mercredi 28 octobre

Dimanche 8 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Sport

Can Total 2017 : La société civile appelle au boycott

Par Loic Ntoutoume
· 2 min de lecture

Les acteurs de la plateforme nationale de la société civile gabonais ont solennellement appelé le peuple gabonais le 9 janvier 2017, à un boycott actif de la Can Total 2017 par tous les moyens appropriés, pacifiques et non violents, au nom de la liberté d’expression, de la vérité des urnes, de la souveraineté du peuple et du respect dû à nos martyres.

Les leaders des organisations de la société civile gabonaise, le 9 janvier 2017. © Gabonreview

 

À la faveur d’une conférence de presse tenue le 9 janvier dernier au siège du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), les leaders des organisations de la société civile ont rendu officielle leur position concernant l’organisation par le Gabon de la 31è édition de la Coupe d’Afrique des nations Total 2017. Pour Georges Bruno Ngoussi et ses paires, cette compétition continentale dont le coût s’élève à «plus 460 milliards de francs CFA, est une folie, une volonté manifeste de désintégration du pays», au regard du climat «chaotique actuel émaillé de grèves généralisées, conduisant à des licenciements tout azimut, à une détérioration du climat global des affaires».

«Dans des circonstances normales, une manifestation de cette envergure devrait donner lieu à une très forte mobilisation populaire, je veux dire à une adhésion massive de tout le peuple gabonais. », a-t-il déclaré.

© Gabonreview

Or, regrette le pasteur Ngoussi,  « suite au coup d’état électoral et militaire du 27 aout 2016, notre pays est résolument dans l’impasse et plongé dans une crise sociopolitique sans précédent caractérisée par une atteinte délibérée à la souveraineté du peuple, et de violations graves des droits de l’Homme notamment : Les assassinats de masse à visée ethnique ; les enlèvements et séquestrations des opposants et des acteurs de la société civile ; les arrestations arbitraires ; les emprisonnements pour des mobiles politiques ; la persécution des membres de la société civile, des journalistes, des jeunes activistes, des femmes, et des membres de l’opposition démocratique»

Les membres de ROLBG conditionnent leur adhésion à la Can Total 2017, par la restauration de la vérité des urnes ; la libération des prisonniers politiques ; la vérité sur les massacres qui ont endeuillé les familles gabonaises et l’arrestation des plusieurs personnes. Un ensemble de préalables, dont la satisfaction demeure hypothétique à quatre jours du coup d’envoi de la compétition.

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.