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Sport

Can 2017 : Les menaces de Nicole Asselé

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· 2 min de lecture

A une dizaine de jours de l’ouverture officielle de la compétition, la ministre des Sports a mis en garde, le 30 décembre dernier, «certains citoyens» préparant «activement» des actes de boycotts et sabotage de cette manifestation sportive.

Le ministre gabonais de la Jeunesse et des Sports, Nicole Asselé (Archive). © D.R.

 

Menée essentiellement sur les réseaux sociaux, la campagne de boycott de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017 met mal à l’aise le gouvernement. En témoigne, la dernière sortie de la ministre des Sports, le 30 décembre dernier à Libreville, où elle a tenu des propos aux allures martiales pour dissuader des «prêcheurs en eaux troubles».

Dans un discours musclé, en effet, Nicole Asselé a mis en en garde ceux qui propagent de telles informations ou qui projettent des actes pouvant nuire à la quiétude de ce tournoi et à la performance du Gabon, pays organisateur. Rendant public personnellement ce texte avec un air grave dans la principale édition d’informations de la journée sur Gabon Télévision, le ministre des Sport a situé le contexte de sa sortie.

«Depuis quelques temps, des informations persistantes, parfois documentées font état de la préparation active, par certains citoyens, des actes de boycott de la 31e édition de la phase finale de la Can Total Gabon 2017 que notre pays abrite du 14 janvier au 5 février prochain», a dit Nicole Asselé.

Et la responsable du département des Sports a relevé que «les services de renseignements assermentés indiquent que ces actes de sabotages projetés par ces citoyens, vraisemblablement des compatriotes aussi bien à Libreville et à Port-Gentil qu’à Franceville et à Oyem, toucheraient l’ensemble des sites d’attraction retenus, tant en dehors qu’à l’intérieur des stades de compétition».

Et Nicole Asselé de relever que les auteurs de «ces actes blâmables et délictueux sont des activistes déjà identifiés voulant transposer leurs frustrations politiques résultants de leurs déboires électoraux sur le sport en général et le football en particulier, facteur d’amitié et de cohésion légendaire entre les peuples». Les qualifiant de «prêcheurs en eaux troubles», la ministre des Sports a indiqué qu’ils sont dans le collimateur des forces de défense et de sécurité ainsi que dans le viseur des services de justice compétente pour que force reste la loi.

Par ailleurs, le ministre a essayé de rassurer les délégations, les équipes et les touristes qui pourraient faire le déplacement du Gabon à l’occasion de cette compétition. «Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires à leur quiétude tout au long de la compétition et au-delà et aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des stades», a-t-elle déclaré, lançant un appel patriotique pour que la raison et le bon sens prévalent au nom de la tradition de la terre de paix et d’hospitalité qui colle au Gabon.

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