Can 2017 au Gabon : Les langues se délient
Un des membres de la délégation ghanéenne, Randy Abbey, est revenu sur la stratégie mise en place pour la désignation du pays-hôte de la prochaine Coupe d’Afrique des nations.
Quelques heures après la contestation du ministre algérien des Sports, Mohamed Tahmi, sur le choix de la Confédération africaine de football (Caf) du pays organisateur de la 31é édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can), le tour est revenu à la délégation ghanéenne de clamer son étonnement. Présent au Caire lors du vote, Randy Abbey a dit son indignation face à ce qu’il qualifie de «travail de coulisses».
Dans un entretien accordé à la chaîne Joy Sports, il s’est fait le plaisir d’expliquer le déroulement du vote, afin que chacun puisse mesurer et relever le manque de transparence qui a prévalu dans la désignation du pays-hôte de la Can 2017. «Il s’était passé quelque chose de louche», a-t-il affirmé d’entrée de jeu. Selon ce membre de la délégation ghanéenne, le vote et le tirage au sort des éliminatoires devaient être diffusés en direct sur plusieurs chaînes de télévision à travers tout le continent africain mais la retransmission a été annulée sans que la Caf n’en communique les raisons. «Personne ne sait comment s’est déroulé le vote. Généralement, à la fin de la procédure de vote, chaque délégation a le droit de connaître le score cumulé par son pays. Par exemple, en 2008, le Ghana a cumulé 9 voix contre 3», a-t-il souligné.
A ce jour, aucun des membres du comité exécutif, à l’exception de deux d’entre eux dont les noms n’ont pas été cités et du président de la Caf lui-même, ne sait et n’est en mesure de dire combien de voix le Gabon a bien pu cumuler. «5, 8, 10, 13 ou 14 voix, personne ne le sait. Même les membres du Comité exécutif, qui ont voté, ne connaissaient bizarrement pas le résultat», a-t-il dénoncé. Pour une meilleure conduite de l’opération sans risque de fuite, seul Issa Hayatou et ses deux acolytes ont été appelés à voir le résultat du vote. «Le patron de la Caf s’est présenté ensuite à la salle de conférence et a prononcé le nom du vainqueur. La procédure était louche», a-t-il conclu.
Souhaitant ajouter sa pierre à l’édification de la vérité, le membre du Comité exécutif de la Fédération égyptienne de football, Magdi El-Metnaoui a reconnu, dans une déclaration rapportée par l’agence de presse Mena, que le dossier algérien était «le plus solide et méritait largement de passer». Et qu’il avait été informé de la victoire du Gabon «deux jours avant le scrutin» après avoir obtenu cette information «des coulisses de la Confédération africaine de football».





