Édition du soir · mercredi 28 octobre

Mardi 3 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Sport

Can-2015 : «Nos garçons ont manqué de lucidité devant le but», dixit Pierre-Alain Mounguengui

Par Gérald Mounomby
· 4 min de lecture

Au terme de l’édition 2015 de la Coupe d’Afrique des nations de football (Can 2015) où, après des débuts prometteurs, les Panthères du Gabon ont terminé à la 12e place, Pierre-Alain Mounguengui, le président de la Fédération gabonaise de football, a été amené à livrer sa lecture cette malheureuse équipée. L’interview-bilan.

Pierre-Alain Mounguengui, président de la Fegafoot, avec Jorge Costa. © D.R.

Pierre-Alain Mounguengui, président de la Fegafoot, avec Jorge Costa. © D.R.

 

Gabonreview : M. le président, avant le début de la Coupe d’Afrique des nations en Guinée Equatoriale, l’ambition du président que vous êtes était de qualifier les Panthères pour les demi-finales. Malheureusement elles se sont arrêtées en phase de groupe. Pis, elle termine la compétition à la 12 e place. Avez-vous surestimé l’équipe du Gabon ?

Pierre-Alain Mounguengui : En s’engageant à une compétition, le responsable que je suis se fixe des objectifs. En allant à Bata, notre objectif était de jouer au minimum les demi-finales tout simplement parce qu’en 1996 et 2012, nous étions déjà en quart. Il fallait donc monter d’un cran au dessus. Malheureusement pour des raisons diverses, nous n’avons pas atteint cet objectif. Et en ma qualité de président de la Fédération gabonaise de football, j’assume entièrement l’échec des Panthères à Bata. 

N’aviez-vous pas surestimé l’équipe ?

Au cours des éliminatoires, l’équipe a montré un nouveau visage avec un jeu séduisant. Le projet de jeu était au rendez-vous, et au finish, une qualification avec panache pour la Can, avant terme, et face au vice-champion d’Afrique, les Etalons du Burkina Faso grand favoris du groupe. Après la qualification de notre équipe pour la Can, quel Gabonais n’était pas confiant ? Vous avez-vous-même vu dans le pays l’engouement au sortir de cette qualification. Avais-je des raisons de ne pas l’être moi aussi ? Non ! C’est donc, au vu du plan de jeu proposé par le Gabon lors des éliminatoires, que nous avons placé la barre haut.

Beaucoup d’argent a été mis à disposition par l’Etat aux fins de bien préparer l’équipe. Pourquoi donc les Panthères ont-elles terminé avant-dernière du groupe ?

Avant la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations, les autorités du pays ont mis les moyens afin de permettre à notre équipe de bien se préparer et mieux aborder cette Coupe d’Afrique des nations. Avant cette Can, l’encadrement a soumis à la fédération un certain nombre de besoin. Elle nous a par exemple dit qu’il fallait mettre un accent particulier sur l’alimentation des joueurs. Nous avons fait venir de Libreville une équipe de cuisiniers pour réaliser les repas des joueurs. Les cuisiniers équato-guinéens ont donc été mis en congés et remplacé par les nôtres. Les primes de matches ont tous été réglés. L’hôtel des joueurs, le Plaza, l’un des meilleurs de la ville de Bata était entièrement mis à la disposition de l’équipe et du staff.

Pourquoi le Gabon s’est-il «égaré» en chemin ? A mon humble avis, je ne suis pas technicien, mais je pense que nos garçons ont péché au niveau de la finition. Nous nous sommes crées un nombre important d’occasions que nous n’avons pas mis au fond. Après la victoire des Panthères face au Burkina Faso, y a-t-il de la suffisance au niveau de nos garçons ? Je n’en sais rien ! Y a donc eu à mon avis un problème de gestion des rencontres. Je prends toujours l’exemple de la RDC et du Ghana. S’agissant des Léopards, malmenés en quart de finale par les Diables rouges, et éliminés (2-0) à 20 minutes de la fin du temps réglementaire, la RDC a eu les ressources suffisantes pour renverser la vapeur en marquant en si peu de temps 4 buts à leur adversaire. Le Ghana, face à l’Algérie, en phase de groupe était quasiment éliminé. Mais à quelques secondes de la fin de la rencontre, ils ont aussi eu de la ressource pour venir à bout des Fennecs. C’est ce type de comportement que nous attendons de notre équipe. A l’avenir, nous pensons voir comment nous attacher les services d’un préparateur psychologique pour notre équipe. N’oublions pas aussi que certains de nos joueurs qui étaient en forme lors des éliminatoires, n’ont pas eu le même rendement. Ils ont même baissé en régime.

Que retenez-vous de la participation des Panthères à cette Can ? 

J’aime à dire qu’il vaut mieux avoir une équipe qui se crée des occasions de buts qu’elle manque, qu’une équipe qui ne se crée pas d’occasion. Se créer des occasions de buts atteste d’une équipe qui a un projet de jeu. Car, pour se retrouver devant le but adverse, il faut un plan de jeu. Je retiens que nous avons une équipe technique, qui dispose d’un fond de jeu, mais hélas qui ne marque pas assez. Or pour gagner une rencontre, il faut marquer. C’est l’un des chantiers auxquels devra s’attaquer le coach pour rendre plus performante notre sélection.

Jorge Costa a-t-il toujours la confiance du président de la Fédération gabonaise de football ?

Avant la prise de fonction de Costa, dans quel état se trouvait les Panthères ? Eliminées pour la Can-2013, absente du Mondial brésilien, c’était cela la vérité de notre équipe nationale. Aujourd’hui, malgré l’élimination au premier tour, nous avons rajeuni l’équipe, qui a désormais un projet de jeu. C’est une équipe jeune, la plus jeune de la Can. Nous nourrissons donc de grandes ambitions pour cette équipe qui doit travailler d’avantage. Costa a donc notre confiance.

 

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.