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Économie

Budget 2026 : l’Aninf accélère la digitalisation de la gestion financière

Par La Rédaction
· mis à jour le 28 octobre à 2h14 · 3 min de lecture

Budget 2026 : l’Aninf accélère la digitalisation de la gestion financière
Photo de famille des agents de l’Aninf au cours de la formation, le 19 février 2026 à Libreville.© GabonReview

 

Dans le cadre de la préparation de l’exécution du budget 2026, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) a organisé, ce jeudi 19 février 2026 à Libreville, une session de formation consacrée au Système intégré de gestion des finances publiques, désormais entièrement digitalisé. Cette réforme marque une rupture avec les anciennes pratiques et vise à permettre aux administrations publiques de s’approprier cet outil technologique innovant, garant d’une gestion plus transparente et efficace des deniers publics.

Photo de famille des agents de l’Aninf au cours de la formation, le 19 février 2026 à Libreville.© GabonReview

 

Pendant deux jours, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) organise une formation dédiée à l’ensemble des services gestionnaires, c’est-à-dire toutes les entités impliquées dans les questions budgétaires en son sein. Sont concernés aussi bien les services en charge des recettes que ceux des dépenses. La formation vise à permettre aux administrations publiques de s’approprier cette technologie qui repose sur une gestion transparente et modernisée des deniers publics, il s’agit du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP) qui sera dorénavant matérialisé.

Dans ce sens, le contrôleur budgétaire et financier de l’Aninf, Yves Pambou Pambou, est revenu sur l’importance de cette activité. «Il est clair que, sous le Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP), nous ne faisons que poursuivre cette pratique, mais en la matérialisant davantage. En parlant de bonnes pratiques qui signifient qu’avant, c’était nous qui contrôlions, nous intervenions après le service gestionnaire, après l’ordonnateur des dépenses. Mais aujourd’hui, les dossiers sont saisis directement dans le système par les services gestionnaires et l’ordonnateur», a-t-il expliqué. En outre, selon le contrôleur, les rôles sont désormais inversés : il appartient désormais aux gestionnaires de s’approprier pleinement les nouvelles pratiques budgétaires, dans un souci de responsabilité et de transparence accrue.

Vers une responsabilisation accrue des gestionnaires

Une vue de la salle pendant la formation. © GabonReview

D’après le contrôleur budgétaire, il y avait un problème d’incompréhension avec les gestionnaires. «Nous étions parfois incompris avec les gestionnaires, comme quoi nous étions là pour la censure, les rejets permanents. Mais là, cette fois-ci, c’est à eux de s’approprier désormais comment gérer le budget» . Au cours de cette formation, il sera donc question pour tous les agents de l’Aninf de faire des exercices sur la gestion des finances publiques. «C’est un rappel de toutes les dispositions, de tous les textes liés justement à la gestion des finances publiques. Souvent, on avait tendance à être incompris dans la gestion rigoureuse des finances publiques. Et donc, sous l’ultime motif de la bonne gouvernance, de la transparence, il faut s’appuyer désormais sur des piliers comme le pilotage statistique au niveau de la hiérarchie, la redevabilité, l’obligation de rendre compte et la culture des résultats». 

La gestion des risques est également citée comme justificatif dans la réalisation de cette formation. Selon M. Pambou Pambou, ils sont là pour corriger, rechercher la conformité, la régularité et la soutenabilité des dépenses publiques. Par ailleurs, à partir de cette formation, le budget devrait obligatoirement être mieux exécuté. «Ce n’est pas une hypothèse, ce n’est pas une option, c’est une obligation. D’autant plus que désormais, le budget est accessible à la hiérarchie, aux présidents de la République désormais, à tous les acteurs majeurs justement d’exécuter le budget», a-t-il conclu.  

Thecia Nyomba

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