Boxe : Le blues financier de Taylor Mabika
Le tout nouveau «champion du monde» de boxe professionnelle IBU traverse une mauvaise passe financière due en partie aux lourdeurs de l’appareil administratif. Décryptage.
Récemment auréolé du titre de champion du monde de boxe professionnelle IBU, Taylor Mabika s’est vu promettre, à l’issue d’une rencontre avec le président de la République, le 3 février dernier à Libreville, une enveloppe de 25 millions de francs CFA. Une véritable bouffée d’oxygène pour le boxeur, qui réclamait déjà pas moins de 14 millions de francs, dans le cadre des sparings d’avant combat, réalisés dans plusieurs salles de musculation en France. Sauf qu’à ce jour, le boxeur n’est toujours pas entré en possession de l’argent promis via l’agence comptable du Fonds national pour le développement du sport. Une situation agaçante, qui l’a conduit à prendre attache avec le ministre des Sports.
Blaise Louembé a aussitôt saisi le président de la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe), qui a dit ne rien savoir de cette situation d’autant plus que le budget de préparation du combat a enregistré de nombreuses coupes. Du coup, Taylor Mabicka risque de se retrouver avec une lourde ardoise sur le dos. Car c’est dans les 25 millions promis par le président de la République que son coach devrait défalquer sa commission de 10%, avant que son promoteur, resté en France, ne vienne aussi percevoir son dû. Il devrait également y avoir un geste symbolique à l’endroit de la Fegaboxe, ainsi que des coaches nationaux, sans omettre sa propre famille. Un imbroglio que le ministre des Sports a promis dénouer.
Toutefois, Taylor Mabicka n’est pas au bout de ses peines puisqu’il affirme se retrouver dans l’incapacité de débloquer les trois quarts des fonds de son titre de double champion d’Afrique ABU, conquis le 24 mai 2014 à Libreville. «Ma banque en France m’exige de justifier la provenance d’importantes sommes d’argent. Mais n’ayant pas toujours reçu les documents administratifs du Gabon, je me sens un peu coincé», explique le champion. Le boxeur espère encore que les dirigeants sportifs, lui délivreront les documents administratifs y relatifs avant qu’il ne regagne la France où il vit.





