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Environnement

Baleine échouée de Port-Gentil : Ophir Energy mis en cause

Par Griffin Ondo Nzuey
· 2 min de lecture

Un mois après la mort du cétacé, Brainforest tient pour responsable la compagnie pétrolière, affirmant se réserver le droit d’ester en justice.

La baleine à bosse échouée sur une plage de Port-Gentil, le 9 septembre 2014. © Infos Kinguélé/Facebook
La baleine à bosse échouée sur une plage de Port-Gentil, le 9 septembre 2014. © Infos Kinguélé/Facebook

 

Après la découverte d’une baleine à bosse échouée sur une plage à quelques encablures de la base militaire de Port-Gentil, le 9 septembre dernier, les regards s’étaient dirigés vers les compagnies pétrolières opérant au large des côtes gabonaises. Parmi les plus visées, Ophir Energy Plc. Depuis quelques temps, les choses se précisent : Brainforest tient désormais la junior britannique pour principale responsable du malheureux accident.

Brandissant le compte rendu d’une séance de travail tenue le 7 mai dernier, le secrétaire exécutif de l’ONG de défense de l’environnement dit avoir prévenu la compagnie britannique des risques que représentait le projet de campagne sismique 3D au large des côtes gabonaises. Déplorant la mort du mammifère marin, Marc Ona Essangui estime que la compagnie a délibérément oublié ses mises en garde. L’une de celles-ci, stipulait d’ailleurs que «la période à laquelle va se dérouler le projet est une période très sensible car correspondant à la migration des mammifères marins (baleines) et tortues marines».

Bien plus que le seul plan de gestion environnemental et social (PGES) exigé par la direction générale de l’environnement et de la protection de la nature (DGEPN), l’ONG avait recommandé à la compagnie pétrolière de faire une étude d’impact environnemental et social plus poussée, conformément à la défunte loi 16/93 portant Code de l’environnement au Gabon, remplacée depuis par la loi 007/2014 relative à la protection de l’environnement. Y a-t-elle consenti avant de lancer sa campagne sismique ? Rien n’est moins sûr !!! En tout état de cause, Brainforest n’hésite plus à parler de «catastrophe écologique», affirmant se réserver le droit d’assigner la compagnie pétrolière en justice.

 

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