APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
L’Association de la presse judiciaire gabonaise (APJ Gabon) a officiellement vu le jour, le 24 octobre dernier, à l’issue de son Assemblée générale constitutive organisée au siège de l’ONG SOS Prisonniers Gabon, dans le premier arrondissement de Libreville. Présidée par Jean-Claude Afa, ancien président du Réseau national des journalistes indépendants (RENAJI), la rencontre s’est tenue sous le contrôle de Maître Bruno Mbina Mbina, huissier de justice. Les membres fondateurs ont adopté à l’unanimité les Statuts et le Règlement intérieur, avant de porter Gaël Bobouagno Lenga à la présidence du bureau provisoire.
Gaël Bobouagno Lenga, le président du bureau provisoire installant l’un de ses collaborateurs dans ses fonctions. © D.R.
Créée le 24 octobre dernier, à Libreville, l’Association de la presse judiciaire gabonaise (APJ Gabon) entend professionnaliser le traitement de l’information judiciaire. Réunis au siège de l’ONG SOS Prisonniers Gabon, les journalistes fondateurs ont adopté leurs Statuts et leur Règlement intérieur, avant de porter Gaël Bobouagno Lenga à la présidence du bureau provisoire. Cette naissance, formalisée sous le contrôle de Maître Bruno Mbina Mbina, huissier de justice près les juridictions de l’Estuaire, vise à doter la corporation d’un cadre institutionnel transparent et opposable, propre à renforcer son dialogue avec les institutions.
Vue de quelques journalistes ayant participé à l’Assemblée générale constitutive de l’APJ Gabon. © D.R.
Cette création répond à un besoin de spécialisation dans un domaine où les erreurs de terminologie peuvent altérer la compréhension de l’actualité judiciaire. L’association entend, dès lors, professionnaliser le traitement des procès, renforcer les connaissances juridiques des journalistes et faciliter les relations entre les rédactions et les juridictions. Elle se donne également pour mission de protéger les sources d’information et de promouvoir le respect de la présomption d’innocence, ainsi que du secret de l’instruction. «La justice exige une compétence technique fine». Tel est le constat à l’origine de cette initiative, face aux confusions fréquentes entre les différentes procédures judiciaires.
L’APJ Gabon ambitionne ainsi de faire de l’éthique un pilier du journalisme spécialisé et de contribuer à une meilleure compréhension de la justice par les citoyens. Des séminaires avec des juristes et des experts sont envisagés pour améliorer la qualité de l’information et pour prévenir les jugements médiatiques hâtifs. Pour Gaël Bobouagno Lenga, «la spécialisation sous cette Vᵉ République ne constitue pas un privilège corporatiste, mais un devoir de responsabilité professionnelle». Une démarche qui entend consolider la crédibilité de la presse et contribuer au renforcement de l’État de droit dans le pays.





