Édition de midi · mercredi 28 octobre

Mercredi 28 octobre 2026 · Libreville

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Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science

Par Tokyo Yabangoye
· 2 min de lecture

Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
Le président du CESEC et les responsables d’Ambio Life Science, le 27 octobre 2026, à Libreville. © Com. CESEC

 

Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy Bertrand Mapangou, a reçu, le 27 octobre à Libreville, Jonathan Dickinson, PDG d’Ambio Life Science, leader mondial en traitement intégratif à l’ibogaïne. Au cœur des échanges : les perspectives d’une collaboration avec l’État gabonais pour encadrer l’exploitation de l’iboga et préserver la souveraineté nationale sur cette ressource.

Le président du CESEC et les responsables d’Ambio Life Science, le 27 octobre 2026, à Libreville. © Com. CESEC

 

Le Gabon pourrait compter sur un partenaire supplémentaire dans sa volonté de mieux protéger et valoriser l’iboga. En visite à Libreville, Jonathan Dickinson, PDG d’Ambio Life Science, a fait part de sa disponibilité à conclure un protocole d’accord avec les autorités gabonaises en vue d’une exploitation réglementée de cette plante emblématique du patrimoine culturel et spirituel national.

Reçu en audience par Guy Bertrand Mapangou, mardi 27 octobre, le responsable de cette entreprise spécialisée dans les traitements à base d’ibogaïne a exploré avec le président du CESEC des pistes de collaboration destinées à préserver cette ressource tout en favorisant sa valorisation scientifique et médicale.

Un accompagnement pour structurer la filière

Cette démarche intervient alors que Guy Bertrand Mapangou multiplie les prises de position en faveur d’une véritable souveraineté gabonaise sur l’iboga. Le président du CESEC alerte notamment sur les risques de biopiraterie, d’appropriation des savoirs traditionnels et de captation des retombées économiques par des acteurs étrangers.

« Le Gabon doit devenir un acteur économique majeur de l’iboga », défendait-il récemment, appelant à structurer une filière nationale, à privilégier la transformation locale et à mieux protéger les connaissances ancestrales.

L’intérêt manifesté par Jonathan Dickinson pourrait ainsi contribuer à concrétiser cette ambition. Le PDG d’Ambio Life Science, dont l’entreprise développe, au Mexique et à Malte, des activités liées aux traitements à base d’ibogaïne, se dit disposé à accompagner le Gabon dans la mise en place d’un cadre de coopération avec l’État.

Entre recherche et souveraineté nationale

Fort de son expérience clinique de l’ibogaïne, Jonathan Dickinson entend également contribuer à l’expérimentation de ce savoir national dans un cadre réglementé. Guy Bertrand Mapangou a salué cette initiative et exprimé sa disponibilité à travailler avec son hôte.

L’enjeu dépasse toutefois la seule exploitation commerciale. Il s’agit de concilier recherche, préservation de la ressource, reconnaissance des savoirs traditionnels et partage équitable des bénéfices. Pour le Gabon, l’objectif est désormais de transformer l’intérêt international pour l’iboga en retombées concrètes pour le pays et ses communautés, sans sacrifier la maîtrise nationale de ce patrimoine.

 

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