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Sport

Le feulement de Pierre-Emerick Aubaméyang

Par Biggie Malouana
· 2 min de lecture

Pierre Emerick Aubaméyang

Avec trois buts et deux passes décisives en trois matchs, Pierre-Emerick Aubaméyang marche actuellement sur l’eau depuis l’entame de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012. Des performances encourageantes pour l’attaquant de 22 ans qui pourrait bien marquer cette compétition de son empreinte.

Sous ses faux airs de Neymar, l’attaquant international brésilien, Pierre-Emerick Aubaméyang a conquis le peuple gabonais depuis le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012 au point devenir le nouveau «chouchou», chipant ainsi ce titre à l’emblématique Daniel Cousin.

La raison ? Une phase de poule presque parfaite pour l’attaquant de Saint-Étienne (Ligue 1 de France) qui a démarré la CAN sur les chapeaux de roue avec trois buts et deux passes décisives en trois matchs. Des statistiques intéressantes qui font de «PEA» le meilleur artificier actuel de la compétition avec l’Angolais Manucho et le Marocain Houssine Kharja. Mais contrairement à ses concurrents, le Gabonais à l’avantage d’être toujours en lice dans le tournoi.

«Je ne connais pas vraiment la pression. Je vis le moment présent à fond et, comme on dit, je kiffe. C’est un retour aux sources pour moi. Tout un pays nous attend, c’est exceptionnel. Le record du Gabon en Coupe d’Afrique est un quart de finale, en 1996. J’espère qu’on ira au-delà», s’est exclamé dans « Le Parisien » l’attaquant de 22 ans formé à l’AC Milan.

Pierre-Emerick Aubaméyang aborde ainsi cette 28e édition de la CAN dans le même élan que ce qu’il a fait en club depuis le début de saison, où il a inscrit huit buts et fait trois passes décisives, toutes compétitions confondues. Ce qui en actuellement fait le meilleur joueur de Saint-Étienne.

Pourtant, la réussite n’a pas toujours été au bout des pieds de l’homme à la crête de coq, lui qui était souvent pointé du doigt pour sa maladresse devant les buts. «J’ai été critiqué sur ce plan-là. Je suis déterminé à marquer plus. Je suis un attaquant, c’est mon rôle», a-t-il d’ailleurs confié.

Les Gabonais qui accourent en cohortes serrées à la rencontre de ce « Punk » qui sait si bien les faire hurler de joie, souhaite vivement que Pierre-Emerick Aubaméyang continue sur sa lancée fulgurante pour la suite de la compétition. D’autant plus que le Gabon amorce, le 5 février prochain, son quart de finale synonyme de match couperet où la défaite sera sanctionnée par une élimination.

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