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Politique

Axel Ayenoue fait la leçon à la jeunesse gabonaise

Par Loic Ntoutoume
· 2 min de lecture

Le secrétaire national du Parti démocratique gabonais, (PDG), Axel Jesson Ayenoue, préoccupé par la place et les obsessions de la jeunesse gabonaise dans la situation sociopolitique du moment, est monté au créneau pour « conscientiser » cette tranche de la population.
La jeunesse gabonaise qui, depuis un moment, semble ne plus se reconnaître dans les projets et les actions du pouvoir en place et a adopté l’idéologie de l’opposition radicale, a été l’objet d’un appel lancé par Axel Jesson Ayenoue, le secrétaire national du PDG, sur le site internet de l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG).
«Il est dommage que les jeunes se laissent manipuler par des Hommes d’un âge très avancé en fin de carrière !», a fustigé Axel Jesson Ayenoue en début de sa déclaration.
«J’ai vu des jeunes guidés par le fanatisme, brûler des véhicules au nom de je ne sais quelles idées ! J’ai vu des jeunes défiler pour une cause vicieuse et visqueuse, commanditée par des nostalgiques du temps jadis», a-t-il indiqué comme s’il était sur les lieux des émeutes du 15 août dernier au quartier Cocotiers auxquelles il fait vraisemblablement allusion.
«Arrêtons d’être des marionnettes au service de l’ambition, soyons des soldats au service du développement. Discutons, même si nos points de vues divergent, mais discutons calmement sans provoquer ou souhaiter une crise qui n’existe pas», a conseillé, Jesson Ayenoue en rejetant, comme tous ses compères du parti au pouvoir, l’idée selon laquelle le pays serait en crise depuis l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009.
Pour Axel Jesson Ayenoue, «la seule crise susceptible d’exister est une crise d’ambition de certains, qui ne nécessite pas de conférence nationale mais une participation responsable et organisée aux différents scrutins électoraux tels que prévu par la Loi». Pour certains commentateurs sur les réseaux sociaux d’Internet, cette sortie du secrétaire national du PDG n’apporte rien de nouveau, puisqu’elle s’inscrit dans la droite lignée des déclarations effectuées avant lui par le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou, et plus récemment sur les antennes de Gabon Télévision par Faustin Boukoubi, secrétaire général de la formation politique au pouvoir.

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