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Société

Un «identifiant» pour les gendarmes

Par Biggie Malouana
· 2 min de lecture

En vue de repérer les agents des Forces de défense qui se rendraient coupables de rackets et autres comportements blâmables, le ministère de la Défense a (enfin) pris la décision de soumettre tous les gendarmes au port d’un insigne avec un numéro identifiable.

«En application des très hautes instructions du président de la République, Chef suprême des forces de défense et de sécurité, qui avait publiquement fustigé les comportements irresponsables de certains agents de l’ordre, principalement ceux affectés sur la voie publique, le ministre de la Défense nationale porte à la connaissance du public qu’à compter du 30 octobre 2012, les gendarmes porteront désormais un insigne comportant un numéro visible et identifiable», indique un communiqué publié ce 25 octobre.

Le ministère de la Défense rappelle par la même occasion aux citoyens que le règlement des amendes se fait au Trésor public, conformément à la réglementation en vigueur en République gabonaise. En effet, il arrive très souvent, notamment dans le cas de la circulation routière, que les agents des forces de l’ordre ou de défense encaissent des amendes en numéraires des taximen et autres conducteurs coupables d’infraction.

Par cette mesure, le ministre de la Défense nationale «entend restaurer l’image de nos Forces de défense et, surtout, participer à la moralisation de la vie publique, conformément à l’axe n°3 du projet de société «L’avenir en confiance» du président de la République. Désormais, tout agent indélicat sera facilement identifiable et donc sanctionnable», conclut le communiqué.

Une décision salutaire longtemps demandée par les populations, notamment les usagers de la route. Reste à savoir si le ministère de l’Intérieur emboitera le pas à son homologue de la Défense. En effet, les agents de Police sont également pointés du doigt pour des comportements inadmissibles. Contrôle ciblé des véhicules à usage commercial avec encaissement d’amendes sur place, amendes arbitraires, manque de courtoisie caractérisé par le tutoiement systématique des usagers interpellés, non port des casquettes ou képis… sont autant de maux qui gangrènent ce corps.

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