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Politique

Polémique autour du Front de l’opposition pour l’alternance

Par Griffin Ondo Nzuey
· 2 min de lecture

Sitôt la nouvelle coalition portée sur les fonts baptismaux, de nombreux observateurs s’interrogent sur l’âge de ses principaux animateurs pendant que d’autres estiment qu’il n’y a rien de rédhibitoire.

Quelques leaders du Front de l’opposition pour l’alternance. © marcel.bikoomoussavou
Quelques leaders du Front de l’opposition pour l’alternance. © marcel.bikoomoussavou

 
Officialisé le 19 juillet dernier, le Front de l’opposition pour l’alternance ne semble pas convaincre tous les opposants gabonais parmi lesquels certains ont émis des critiques plus ou moins légitimes, aussitôt la nouvelle structure politique portée sur les fonts baptismaux. Si pour les uns, visiblement déçus de ne pas avoir été associés à cette démarche, le regroupement est loin d’incarner ses ambitions, pour d’autres, cette coalition pêche par une regrettable erreur de casting. C’est, en tout cas, l’avis de Martin Edzodomo-Ella.
Pourtant, si Anne Marie Dworaczek-Bendome, dit n’être «ni gérontophile encore moins gérontophobe», il n’en demeure pas moins que, pour lui, le nouveau front donne un sentiment de déjà-vu, estime la blogueuse. Les mêmes têtes, les mêmes noms. De Zacharie Myboto (76 ans) à Paulette Missambo (65 ans), en passant par Pierre André Kombila (73 ans) et Jacques Adiahénot (70 ans), il apparaît que 13 des 14 principaux acteurs «dépassent largement l’espérance de vie du point de vue des statistiques du pays», pensent des activistes du net pour qui la nouvelle organisation devrait réitérer la mentalité acquise au PDG. «Les jeunes et les femmes resteront cantonnés aux rôles qui leur sont dévolues dans tous les partis depuis toujours : les jeunes servent comme porteurs de bagages, faire du bruit, de l’ambiance, animer des réseaux sociaux, etc… Les femmes servent de rabatteuses, de danseuses, bougeuses de fesses. Elles gonflent les manifestations tout comme les jeunes», peut-on lire sut le blog de Anne Marie Dworaczek-Bendome .
D’un autre côté, certains estiment que le débat est ailleurs. «La jeunesse n’est ni un signe de compétence ni un gage de probité», lance un internaute, paraphrasant l’écrivain guinéen Thierno Monenembo. «Mandela, le chef d’Etat le plus respecté de l’histoire de l’Afrique est parvenu au pouvoir à plus de 70 ans», ajoute un autre, qui poursuit : «L’alternance est la principale source de renouvellement de la classe politique». Et de s’interroger : «Qui bloque l’alternance ?» Moins d’une semaine après sa création, le Front de l’opposition pour l’alternance n’a pas encore commencé à susciter la polémique….
 

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