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Culture

Ndong Mboula prépare sa «bombe atomiseur»

Par Biggie Malouana
· 2 min de lecture

Après deux ans de silence, le chantre du «Mboula-jazz» annonce son retour avec, à la clef, un nouvel album.

Ndong Mboula. © Gabonreview

 

Disparu des ondes radio et des écrans de télévision, depuis près de deux ans, Ndong Mboula prépare son retour musical depuis Oyem où il vit désormais. En quête d’éventuels mécènes, l’auteur du méga-tube «Etouk Nzom» annonce la sortie prochaine d’un nouvel album au titre générique évocateur : «La bombe atomiseur». «Il sera composé de 4 titres dans lesquels je chante un peu ma vie privée, l’amour et la nostalgie, parce que je suis sentimental», prévient-il dans un entretien au quotidien L’union. Initialement prévu pour ce mois d’août, la sortie du disque a été repoussée à une date ultérieure.

Alors que d’aucuns estiment que l’artiste est tout simplement en fin de carrière, ce dernier s’en défend. «Les gens sont libres de penser ce qu’ils veulent. Mais qu’ils sachent surtout que Ndong Mboula existe toujours. Je suis un château de chansons, je suis donc très loin d’être fini», a affirmé le chantre du «Mboula-jazz».

Estimant ne pas être reconnu à sa juste valeur, Ndong Mboula s’explique sur sa disparition : «j’ai décidé depuis qu’on ne me voit plus à Libreville, de m’installer aux frontières du Gabon, de la Guinée-Equatoriale et du Cameroun, où je suis adulé. Quand je suis en Guinée-Equatoriale, je suis respecté, idem pour le Cameroun. Et comme on dit, nul n’est prophète chez soi : je ne suis pas respecté dans mon pays». «Au-delà du respect de ma personne, je n’étais plus en sécurité à Libreville. Je ne rentre pas dans les détails de tout ce que j’ai pu endurer dans la capitale», poursuit-il, avant de se reprendre immédiatement : «Je dirai simplement qu’à partir du respect et de l’admiration que Théodore Obiang Nguema Mbasogho a de moi, il a estimé qu’un artiste de mon rang ne doit pas se déplacer à pieds ou en taxi. Il m’a offert un véhicule tout neuf, parce qu’il sait que nous ne percevons pas nos droits d’auteur. Quelques mois plus tard, mon véhicule a été volé à Libreville. Ne me sentant plus en sécurité, je ne me suis retiré à Oyem où j’ai également investi, pour ne pas être locataire».

Si ses fans sont désormais fixés, ils devront quand même encore prendre leur mal en patience pour l’écouter de nouveau.

 

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