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Société

Bac 2014 : Gisèle Eyue Békalé assigne l’Etat en justice

Par Loic Ntoutoume
· 2 min de lecture

L’avocate entend contraindre la puissance publique à organiser les épreuves orales au profit des élèves ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 8/20, conformément aux textes en vigueur.

Me Gisèle Eyue Békalé, avocat des «recalés du Bac 2014». © (Archive) Capture d’écran sur Gabon Télévision
Me Gisèle Eyue Békalé, avocat des «recalés du Bac 2014». © (Archive) Capture d’écran sur Gabon Télévision

 

Encore un rebondissement dans l’affaire dite des «recalés du Bac 2014» ! Selon le site d’information Gabonactu.com, elle aurait assigné l’État gabonais en justice pour «cessation de trouble». «Il faut que l’État cesse ce trouble et organise les épreuves orales au profit des élèves précédemment recalés au Bac, ensuite déclarés admis et enfin déclarés échoués par le Conseil des ministres», a-t-elle exigé, non sans reconnaître la légalité de la décision du Conseil des ministres du 20 août dernier de ne pas octroyer le Bac avec une moyenne inférieure à 10/20.

Reconnue pour son combat en faveur des étudiants de l’Université Omar Bongo interpellés en 2012 pour «trouble à l’ordre public», l’avocate s’est commise pour défendre les intérêts de ces jeunes victimes des maladresses des responsables du ministère en charge de l’Éducation nationale. Ce soutien inattendu pour ces jeunes en grève de la faim sur le parvis de la cathédrale Notre Dame de l’Assomption de Libreville, intervient alors que la direction générale des examens et concours vient de rendre publics les résultats du Baccalauréat, session 2014.

On semble donc encore bien loin de l’épilogue d’une affaire qui a vu le ministre de l’Education nationale affirmer que l’admission au Bac était possible à partir de 8/20 avant d’être désavoué par le gouvernement pour qui cela requiert une moyenne supérieure ou égale à 10/20, conformément aux textes en vigueur, et que le délégué administratif de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), Marcel Libama ne demande d’une session orale de rattrapage pour les élèves ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 8/20.

 

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