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Société

Importation des véhicules de plus de 3 ans : colère des importateurs

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· 3 min de lecture

Regroupés au sein de la Confédération gabonaise des PME-PMI et du Collectif des Gabonais particuliers détenteurs de véhicules au port, de nombreux compatriotes ont entamé un sit-in devant le ministère des Transports afin de réclamer leurs véhicules.

Une vue des manifestants devant le ministère des Transports, le 15 septembre 2014. © Gabonreview

 

L’affaire dite des importations des véhicules de plus de 3 ans a pris une nouvelle tournure, le 15 septembre dernier. Un mouvement d’humeur a été déclenché par la Confédération gabonaise des PME-PMI pour protester contre «l’attitude désinvolte du ministère des Transports» et ce qu’elle considère comme une «erreur» de ce ministère.

La note circulaire détonateur. © Gabonreview

Cette sortie a été motivée par la note circulaire, datée du 11 septembre dernier et demandant la «réexpédition des véhicules automobiles âgés de plus de 3 ans» avant la fin du mois de septembre en cours. «Nous disons que c’est aller à contre-courant des initiatives qui ont déjà été prises. Face à ce genre d’attitude, il nous est difficile de rester immobiles, inactifs», s’est insurgé le président Confédération générale des PME-PMI gabonaises, ajoutant : «Si l’objectif est de punir les fraudeurs, alors, ils les connaissent. Les parcs automobiles des fraudeurs sont à nouveau en train de se remplir. Vous avez le parc de Dany Abouzaïd». Et de s’interroger : «Comment le Conseil gabonais des Chargeurs (CGC) a-t-il pu charger plus de 300 véhicules dans un bateau appartenant à un seul individu sans se rendre compte effectivement que cet individu a fait dans la fraude».

A l’entrée du ministère des Transport où campent les grévistes, des banderoles laissent éclater la frustration des manifestants. On peut y lire : «Que le ministre reconnaisse son erreur», «Rendez-nous nos véhicules», «Vous connaissez la vérité : libérer nos voitures», «L’importation a été bien autorisée par le CGC », ou encore «La fraude, ce n’est pas nous, c’est vous ! ». Quand ils ne demandent pas la «démission du ministre», les manifestants rappellent volontiers que ces véhicules sont le résultat de «toutes leurs économies et de toute une vie».

Le «Collectif des Gabonais particuliers, détenteurs des véhicules au port» n’est pas sans voix dans cette histoire. Il a élaboré un texte baptisé «Touche pas à ma bagnole», à travers lequel il interpelle les uns et les autres sur cette situation. «L’affaire des véhicules importés de plus de 3 ans est tout simplement une histoire à dormir debout», note-t-il dans son mémorandum, indiquant que «les autorités du ministère des Transports sont mouillées jusqu’au cou. C’est pourquoi elles veulent à tout prix se débarrasser de ces véhicules pour que ceux des importateurs qu’elles ont fait rentrer frauduleusement ne remontent pas à la surface et ne les éclaboussent pas».

Le Collectif exige la sortie des véhicules d’autant plus que certains particuliers ont déjà payé toutes les taxes et disposent également des autorisations de sortie. En précisant ne pas savoir la tournure que prendra les événements et jusqu’où ira la protestation, ils se disent prêts à saisir les tribunaux, au plan national comme international.

 

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