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Société

Et voici la brigade mobile de surveillance routière !

Par Biggie Malouana
· 2 min de lecture

Le ministère de la Promotion des investissements vient d’annoncer la création d’unités mobiles chargées de la surveillance et de la protection du patrimoine routier.

Route défoncée du quartier Nzeng-Ayong de Libreville, il y a quelques années. © elejp.canalblog.com
Route défoncée du quartier Nzeng-Ayong de Libreville, il y a quelques années. © elejp.canalblog.com

 

«Trop c’est trop !», serait-on tenté de dire face à la dégradation perpétuelle de certaines artères de la capitale. Face à la destruction du patrimoine routier national par des tiers et autres opérateurs économiques, il a été créé par arrêté n°001087 du 15 septembre 2014 du ministère de la Promotions des investissements, des brigades mobiles chargées de la surveillance et de la protection dudit patrimoine. Selon un communiqué rendu public à cet effet, «ces brigades présentes sur toute l’étendue du territoire et dont les activités débutent le 29 septembre, sont notamment chargées de : la surveillance du routier ; la constatation de tout acte de nature à porter atteinte à l’intégrité du patrimoine routier national et la verbalisation des contrevenants ; la prise de toutes les mesures conservatoires pour la cessation des atteintes au patrimoine routier national».

Aussi, poursuit le communiqué, «est-il demandé à toute personne physique ou morale participant de quelque nature que ce soit à la dégradation du patrimoine routier national de prendre toutes les mesures correctives avant le passage de nos équipes, sous peine des sanctions et amendes prévues par la réglementation en vigueur». Les routes menant à certains quartiers de Libreville sont effectivement dans un état de dégradation avancé. Que ce soit le long des principales artères ou sur les routes secondaires, le constat est alarmant. Ce qui provoque très souvent des embouteillages le long de ces voies. Ces brigades permettront-elles freiner la destruction du patrimoine routier national par des tiers et autres opérateurs économiques ? Par ailleurs, cette décision s’étendra-t-elle à l’intérieur du pays ? Le ministère de la Promotion des investissements ne devrait-il pas plutôt porter un regard plus avisé sur la construction des routes, dont la qualité laisse également à désirer ?

 

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