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Dimanche 8 novembre 2026 · Libreville

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Société

Fête du mouton : dans la paix, le partage et l’adoration

Par David Makoumba Dissumba
· 2 min de lecture

Les musulmans du Gabon n’ont pas dérogé à la règle le 4 octobre dernier. Ils ont procédé à la célébration de la traditionnelle fête de la Tabaski ou fête du mouton, la plus importante de l’Islam.

© DCP
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Déclaré fériée, la «fête du mouton» a été l’occasion pour les musulmans de commémorer la fin du hadj, accomplissement du pèlerinage à la Mecque. A Libreville, les maître-mots ont été la paix, le pardon, l’adoration, la réflexion et le recueillement.

© DCP
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Le point culminant des manifestations à Libreville a été la visite du président de la République à la Mosquée Hassan II. En présence de plusieurs milliers de fidèles, l’iman a rappelé l’origine, le sens, l’intérêt de cette fête ainsi que l’idée du sacrifice qui l’entoure. Pour Ismaël Océni Ossa qui préside le Conseil supérieur des Affaires islamiques du Gabon, le sacrifie est l’illustration du modèle de sincérité, de discipline et de dignité de la vie humaine que l’islam enseigne. C’est pourquoi, il a demandé à Dieu de bénir le peuple gabonais, sans discrimination d’obédience religieuse. Aussi, a-t-il prié pour que la paix continue à régner dans le pays où toutes les religions cohabitent sans heurts. «Le message n’est pas seulement à l’endroit de la communauté musulmane. Il est à l’endroit de toute la communauté des croyants. Je crois que l’iman Ismaël a bien restitué le contexte qui est donc celui du sacrifice. Et chacun d’entre-nous, dans les actes que nous posons tous les jours, devra penser aussi à cela. Nous devrons être prêts à nous sacrifier pour le bien de l’humanité», a dit Ali Bongo Ondimba, comme pour soutenir ce prêche.

La prière a été suivie du rituel du sacrifice au cours duquel un mouton a été égorgé en référence à l’acte du prophète Abraham. A noter que la fête du mouton ou du sacrifice (Aïd el-Kebir) marque surtout la soumission d’Abraham à Allah. Il avait accepté d’immoler son fils unique, Ismaël. Après l’acceptation de l’ordre divin, Dieu envoya l’archange Gabriel qui substitua, au dernier moment, l’enfant et le remplaça par un mouton. C’est cette bête qui servi d’offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d’Abraham à Dieu, les familles musulmanes du monde sacrifient un animal selon les règles en vigueur.

 

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